Rennes: Les commerçants reportent la mise en service des capteurs wifi suivant les smartphones

COMMERCE Une demande complémentaire a été adressée à la CNIL...

C.A.

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Trente boîtiers wifi ont été installés dans les commerces du centre-ville de Rennes pour suivre les mouvements des smartphones.

Trente boîtiers wifi ont été installés dans les commerces du centre-ville de Rennes pour suivre les mouvements des smartphones. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

L’annonce faite par le Carré Rennais il y a un mois avait fait des remous. Pour mieux connaître les flux de passage dans les magasins, l’association de commerçants avait indiqué vouloir installer des boîtiers Wifi suivant les smartphones des clients. Face aux inquiétudes des usagers craignant pour leur vie privée, le Carré Rennais a établi une demande complémentaire spécifique auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), autorité en charge de la protection des données personnelles.

« Rien ne sera activé avant le retour de la CNIL »

Le dossier adressé à la CNIL « est en cours d’instruction », précise le Carré Rennais. En attendant, l’association de commerçants a décidé de reporter le lancement de son expérimentation, censée démarrer en février avec l’installation de trente boîtiers dans trente magasins du centre-ville. « Rien ne sera activé avant le retour de la CNIL », assure l’association de commerçants.

Pilotée par la start-up Bealder, l’opération serait en conformité avec la CNIL car « elle ne porte pas sur le traçage des citoyens », selon le Carré Rennais. « L’objectif, c’est de connaître le parcours des clients. Nous pourrons par exemple savoir à quelle heure ils viennent, combien de temps ils restent dans nos magasins et où ils vont ensuite », expliquait lors du lancement Isabelle Laperche, la directrice du Carré Rennais.

Le projet de JCDecaux retoqué

La société Bealder se justifiait alors d’avoir « un système très encadré » axé « sur une simple analyse de flux ». En 2015, la CNIL s’était pourtant opposée à un projet similaire porté par JC Decaux à La Défense, à Paris. Le publicitaire souhaitait connaître le parcours des passants marchant à proximité de ses panneaux publicitaires. Le conseil d’Etat a d’ailleurs validé cette interdiction en février. A la différence du projet rennais, dont l’utilisation serait limitée aux seuls magasins, l’opération de JC Decaux se déroulait sur l’espace public.