Rennes: Polluée, l'école de la Courrouze sera transformée en bureaux

CHANTIER Une nouvelle école devrait être construite un peu plus loin…

Camille Allain

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Le chantier d'école à la Courrouze, à Rennes, est arrêté, en raison d'une pollution des sols.

Le chantier d'école à la Courrouze, à Rennes, est arrêté, en raison d'une pollution des sols. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Voilà près de trois ans que le chantier de l’école de la Courrouze est arrêté. Définitivement abandonnée en juillet en raison d’une pollution des sols, la construction du futur pôle éducatif devrait reprendre de zéro sur le site tout proche des Prairies, qui abrite actuellement la base-vie du chantier de la ligne B du métro. «  Des études complémentaires du sol ont été menées. Elles confirment l’absence de pollution sur ce terrain », assure Nathalie Appéré, la maire de Rennes.

L’emplacement exact du bâtiment doit encore être discuté mais l’école devrait être livrée pour la rentrée 2021. Le conseil municipal sera consulté sur ce sujet lors de sa session de mai.

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La question se pose davantage sur l’avenir du bâtiment existant, dont la construction avait bien avancé. Le dossier serait actuellement négocié entre le constructeur, le groupe Legendre, et Territoires. Propriétaire du terrain, l’aménageur de Rennes Métropole pourrait le revendre au groupe Legendre afin que ce dernier adapte le bâtiment en bureaux. Des études complémentaires ont confirmé cette possibilité.

Le chantier de l'école de la Courrouze est arrêté depuis 2014 et la découverte d'une pollution des sols.
Le chantier de l'école de la Courrouze est arrêté depuis 2014 et la découverte d'une pollution des sols. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Les deux parties doivent désormais se mettre d’accord sur le plan financier et juridique. « Nous poursuivons les discussionssur le réemploi du bâtiment. Son adaptation à de l’activité bureau et tertiaire est possible. Il y a un accord de principe et les discussions avancent très bien. Elles prendront encore quelques semaines », assure Nathalie Appéré. Le groupe Legendre confirme les discussions mais affirme que « les négociations n’ont pas encore commencé » et « qu’il n’y a rien d’arrêté sur l’avenir du bâtiment ».

Déjà cinq millions d’euros dépensés

Une fois les négociations abouties, la maire devrait rendre compte des coûts supplémentaires occasionnés par l’abandon du projet d’école. Cinq millions d’euros avaient déjà été dépensés pour le début de la construction, sur un total de 14 millions. Dès l’annonce de l’abandon du projet d’école, la maire avait d’ailleurs fait savoir qu’un surcoût était à prévoir. Reste à en connaître le montant.