Rennes: La caserne va déménager, quel avenir pour le palais Saint-Georges ?

URBANISME Le projet d'hôtel de luxe a été abandonné...

Camille Allain

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Le palais Saint-Georges à Rennes, qui accueille une caserne de pompiers et des services municipaux.

Le palais Saint-Georges à Rennes, qui accueille une caserne de pompiers et des services municipaux. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

On a pensé un temps que l’imposant palais Saint-Georges serait transformé en hôtel de luxe. Ce projet, initié par la ville, propriétaire des lieux, avait finalement été abandonné, en raison de la construction d’un projet similaire dans l’ancien siège de la Banque populaire de l’ouest. Prise il y a déjà plus de deux ans, cette décision a depuis jeté un flou autour de l’avenir du lieu emblématique.

Le déménagement acté pour 2020

Construit en 1670, le palais abrite aujourd’hui des services municipaux (direction des sports notamment) mais surtout la caserne de pompiers. Longtemps discuté, le départ des soldats du feu est désormais acté par le conseil départemental, en charge des pompiers. « La mise au point du projet a été longue et complexe mais le calendrier est maintenant connu. Nous pouvons espérer débuter les travaux sur le site de Moulin de Joué en juin », assure Jean-Luc Chenut, président du département.

 

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Comme pressenti, c’est donc bien sur le terrain de Moulin de Joué, situé en face de la plaine de Baud, que sera construite la future caserne. Désuets, les bureaux de la direction qui s’y trouvent seront démolis et remplacés par un immeuble de sept étages livré d’ici 2018. Viendra ensuite la construction de la nouvelle caserne, dont la livraison est prévue pour 2020.

La caserne de pompiers est installée dans le palais Saint-Georges, à Rennes.
La caserne de pompiers est installée dans le palais Saint-Georges, à Rennes. - J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

La caserne Saint-Georges, plus du tout adaptée aux secours, pourra alors déménager et quitter le centre historique et ses maisons de bois, très sensibles aux flammes. « Nous comprenons l’inquiétude des élus et des habitants. Mais avec la construction de l’axe est-ouest, les conditions de circulation se sont largement améliorées », assure Jean-Luc Chenut. Une étude sera d’ailleurs menée cette année pour décider de l’intérêt de maintenir, ou non, un poste avancé à Saint-Georges. « Pour l’instant, nous pensons que non, car cela mobiliserait au moins six hommes pour chaque permanence 24h/24 et 7 jours sur sept. Mais nous sommes pas fermés », poursuit le président du conseil départemental.

« Il n’y a pas de projet dans les cartons »

Le déménagement de la caserne acté, la ville va devoir rapidement se pencher sur l’avenir de la future ex-caserne. « Rien ne presse. Le palais Saint-Georges hébergera nos services municipaux au moins jusqu’au déménagement de la caserne. Nous avons des besoins pour nos propres services, ces locaux pourront s’y destiner », assure Sébastien Sémeril, adjoint en charge de l’urbanisme. « Il n’y a pas de projet dans les cartons », poursuit l’élu.

Que les Rennais qui s’inquiétaient de voir le palais être privatisé se rassurent. Saint-Georges et ses jardins français resteront ouverts encore quelques années.