Rennes: Les jeunes entrepreneurs lancent leur business dans les quartiers

EMPLOI Après Villejean, un centre d’affaires vient d’ouvrir ses portes au Blosne…

Jérôme Gicquel

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Mélissa Mac-Lier a ouvert son institut de beauté dans le centre d'affaires du Blosne.

Mélissa Mac-Lier a ouvert son institut de beauté dans le centre d'affaires du Blosne. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Taux de chômage plus élevé, discriminations à l’embauche, précarité… Dans les quartiers prioritaires, les jeunes rencontrent souvent des difficultés pour accéder à un emploi. Ce n’est pourtant pas l’énergie et la volonté qui manquent dans ces quartiers où les projets de créations d’entreprises sont nombreux.

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Pour aider les jeunes dans leur démarche, la ville de Rennes a ouvert en 2011 un premier centre d’affaires dans le quartier de Villejean. Moyennant un loyer modéré, les entrepreneurs peuvent bénéficier d’un bureau pour démarrer leur activité mais aussi d’un accompagnement de la part de professionnels. « Créer une entreprise c’est bien, mais il faut surtout les aider à pérenniser leur activité », souligne Nathalie Appéré, la maire de Rennes.

Un tremplin pour la suite des activités

Après Villejean, c’est au Blosne qu’un nouveau centre d’affaires de quartiers a été inauguré fin 2016. Parmi les premiers occupants, Mélissa Mac-Lier qui a ouvert son institut de beauté dans les locaux. « J’ai exercé pendant deux ans à mon domicile. Ce local me donne un sacré coup de pouce car j’ai encore besoin d’être accompagnée dans mon projet. Je profite aussi des compétences des autres entrepreneurs, c’est un bon réseau d’entraide », indique la jeune femme.

Dans un bureau voisin, Claire-Agnès Froment a elle monté une conciergerie solidaire, Au Ptit Blosneur, pour proposer un échange de services entre les habitants du quartier. « Je vois cela comme une étape dans mon projet avec l’idée de consolider mon activité avant d’avoir mon propre local », assure l’entrepreneuse.

Un projet similaire à Maurepas ?

Depuis l’ouverture de ces deux centres d’affaires, 34 entrepreneurs ont pu bénéficier d’un local pour leur activité. Au bout de deux ans, ils doivent par contre céder leur place à d’autres entrepreneurs. « Cela permet aussi de voir si notre activité sera viable par la suite et d’éviter de prendre trop de risques », poursuit Mélissa.

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Un projet similaire pourrait également voir le jour à Maurepas, autre quartier populaire de la capitale bretonne.