Après 20 ans d’absence, Denez Prigent retourne au fest-noz

MUSIQUE Le chanteur breton se produira samedi avec les frères Guichen au festival Yaouank…

Jérôme Gicquel

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Le dernier album de Denez Prigent, An enchanting garden, est sorti l'an dernier.

Le dernier album de Denez Prigent, An enchanting garden, est sorti l'an dernier. — Pierre Terrasson

Plus de 20 ans que les danseurs attendaient ça. Pour sa 18e édition qui se déroule samedi au Parc-Expo, le festival Yaouank s’est offert un invité de prestige avec Denez Prigent qui remontera pour la première fois depuis bien longtemps sur la scène d’un fest-noz.

Répondant à l’invitation des frères Guichen, à l’origine du groupe Ar Re Yaouank, le chanteur s’est entre-temps taillé une solide carrière musicale, mélangeant des chants traditionnels bretons a cappella sur des sonorités électroniques. Sa venue à Yaouank marque donc un retour aux sources pour Denez Prigent qui a écumé durant sa jeunesse les fest-noz du Centre Bretagne.

« Le fest-noz vaut tous les conservatoires du monde »

« J’ai donné la priorité aux concerts. J’ai bien sûr reçu des propositions pour jouer en fest-noz mais je les ai déclinées car mes projets musicaux ne correspondaient pas forcément à ce type d’événement », indique Denez Prigent. Ayant écumé les scènes des principaux festivals en Europe, le chanteur reconnaît d’ailleurs « avoir un peu de mal » avec les spectateurs qui dansent lors de ses concerts.

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Pas question pour autant de dénigrer le fest-noz. « J’ai commencé par ça, c’est mon école. Et cela vaut tous les conservatoires du monde », assure l’artiste, qui sort dans les prochains jours un nouveau CD et DVD live.

Plus de 8.000 danseurs attendus samedi soir

Amis de 30 ans avec les frères Jean-Charles et Fred Guichen, c’est au Paléo Festival de Nyon cet été que Denez Prigent s’est laissé convaincre par leur proposition. « On avait carte blanche pour Yaouank cette année et on a donc pensé à Denez Prigent », raconte le guitariste Jean-Charles Guichen. A la première répétition, l’alchimie opère entre ces compagnons de longue date. « En à peine deux heures, on avait déjà bouclé notre répertoire », sourit Jean-Charles Guichen.

Samedi un peu après 23h, Denez Prigent rejoindra donc les frères Guichen sur scène pour cinq morceaux et une prestation d’une demi-heure. « Ça va être magique », se réjouit par avance Glenn Jegou, directeur artistique de Yaouank. « Entendre les pieds de milliers de danseurs qui frappent le parquet, c’est en effet quelque chose d’assez incroyable », souligne Jean-Charles Guichen. « Ce sont eux les vraies stars du fest-noz. Nous, nous sommes là juste pour les faire danser ».