Ils étaient très nombreux ce jeudi à être descendus dans les rues de Rennes pour protester contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri. 2.700 personnes selon la police, mais sans doute le double, dont un gros contingent d’étudiants et de lycéens, ont formé un important cortège qui a défilé depuis midi dans les rues de la capitale bretonne.

Si la première partie de l’après-midi s’est déroulée sans encombre, quelques échauffourées ont éclaté en marge de la manifestation. Après avoir bloqué le trafic à la gare, les manifestants ont repris le chemin de la place de la Mairie, où se trouvaient les forces de l’ordre. Des manifestants ont alors balancé de la peinture sur la façade de l’Hôtel de ville. La SNCF a par ailleurs porté plainte après les dégradations commises à la gare.

Au moins une personne interpellée

Des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Un homme de 24 ans a été interpellé pour des violences à l’encontre des policiers. L'un d'entre eux, à terre, a été blessé. Les manifestants ont pris à partie les forces de l’ordre, réclamant « la libération des camarades ». Les agents mobiles, en nombre assez faible au vu de la manifestation, ont plusieurs fois usé de gaz lacrymogènes.

Le cortège s’est ensuite dissipé. Un millier de personnes environ a continué de déambuler dans les rues en passant par Sainte-Anne, les Lices, la place de Bretagne puis en se réunissant devant le commissariat de la Tour d’Auvergne. De nombreux tags ont été laissés sur le trajet de la manifestation.

Le commissariat de la rue de Penhoët a également été aspergé de peinture, tout comme quelques distributeurs de billets. Les manifestants ont ensuite pris la direction de l’université Rennes 2 dans le calme. Une assemblée générale devait s’y tenir mais la fac n’aurait pas fermé selon la direction.

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