Les poules de Magalli sont même disponibles sous différentes couleurs.
Les poules de Magalli sont même disponibles sous différentes couleurs. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il fut un temps pas si lointain où chaque maison de campagne avait son poulailler. L’urbanisation de la population et l’arrivée de la grande distribution ont cependant porté un sérieux coup au marché de la basse-cour, au profit des chats et des poissons rouges. A l’aube du XXIe siècle, certains misent pourtant sur le retour de la poule dans les jardins.

Créée l’an dernier à Saint-Grégoire, l’entreprise Distrigalli se lance dans la commercialisation de poules à usage domestique avec le nom Magalli (ma gallinacée). Son marché ? Les familles vivant à proximité des villes, soucieuses de revenir à une alimentation saine et au fait maison. « On voit qu’il y a une tendance autour du potager, des circuits courts, de la réduction des déchets. Les gens veulent contrôler leur alimentation », avance Matthias Michel, l’un des trois fondateurs du projet.

Matthias Michel (à g.) et Didier Langlais ont créé la société Distrigalli, qui commercialise des poules pour le grand public. - C. Allain/APEI/20 Minutes

 

Portée par le groupe de nutrition animale Michel, dont Matthias Michel est l’héritier, la société veut faire de la poule « un animal domestique ». « Bien sûr, on ne va pas la faire dormir au pied du lit. Mais il y a un lien affectif, les enfants peuvent la caresser, la prendre dans les bras. Et aller ramasser les œufs chaque jour avec leur petit panier », poursuit Matthias Michel. En plus de fournir des œufs frais, l’animal est très peu contraignant en entretien. « Elles peuvent rester seules une dizaine de jours si elles ont à boire et à manger », assure Didier Langlais, le directeur de Distrigalli.

Jusqu’à 300 œufs par an

Vendue entre 20 et 35 euros dans les jardineries et animaleries comme Jardiland ou Botanic, la poule Magalli se décline en différentes versions et même en différentes couleurs. « Nous avons des poules pondeuses, qui peuvent produire jusqu’à 300 œufs par an, mais aussi des poules ornementales au look plus original », poursuit le directeur. La société a également relancé des races traditionnelles en voie de disparition, comme la coucou de Rennes ou la Marans.

Ambitieuse, Distrigalli espère vendre 25 à 30.000 poules dès cette année et espère même atteindre les 120.000 animaux d’ici trois ans. Elevés par des producteurs de Bretagne dès leur premier jour, les poussins sont ensuite soignés jusqu’à leur 16e semaine, avant d’être vendus aux particuliers. Ne reste plus qu’à fabriquer le poulailler.

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