Des coworkers ont déjà investi le siège de la French Tech Rennes Saint-Malo.
Des coworkers ont déjà investi le siège de la French Tech Rennes Saint-Malo. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Annoncée en grande pompe en novembre 2014, l’obtention de la labellisation French Tech pour Rennes et Saint-Malo s’est concrétisée ce vendredi avec l’inauguration des locaux à la Mabilais. Installés depuis le 4 janvier dans les anciens locaux de France Telecom, l’association et ses sept salariés ont pris possession des 2.100 m² qui leur sont réservés.

« Un secteur où il y a beaucoup d’échecs »

Un investissement lourd pour la métropole, qui a dépensé près de six millions d’euros dans l’achat des murs et l’aménagement intérieur. Mais dans quel but ? Nouveau propriétaire des lieux, le directeur de la French Tech Stanislas Hintzy a le discours bien rodé. « Notre mission, c’est de développer un écosystème favorable à la création, à la croissance et à l’explosion à l’international de nos start-up ».

L’extérieur de la Mabilais, où est installée la French Tech Rennes Saint-Malo. - C. Allain/APEI/20 Minutes

 

Le lieu, héritier de la Cantine numérique fondée en 2010, servira de QG à tous ceux qui veulent créer ou ont déjà franchi le cap. « C’est un secteur où il y a beaucoup d’échecs. Etre un bon entrepreneur ou avoir un bon produit ne suffit pas toujours. Notre rôle, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins d’échec ici qu’ailleurs », poursuit le directeur, ancien patron de l’industrie musicale. L’association aidera les novices avec des conférences, mais aussi ceux qui sont plus avancés en partageant son carnet d’adresses et ses filons.

Pour offrir un cadre de travail agréable, la French Tech a emprunté le design des grands du numérique comme Google. Les locaux sont ouverts, il y a une salle de sieste avec des énormes coussins, une sculpture de chien rouge de trois mètres et des cloisons amovibles pour organiser des réunions, des briefs, des workshop, des twunch (déjeuner entre utilisateurs de Twitter) et autres anglicismes.

Une - C. Allain/APEI/20 Minutes

 

Au premier étage, l’espace sera ouvert au public avec de nombreuses conférences. Au second, une centaine de places de coworking sont proposées aux créateurs. Et au troisième, un « start-up hôtel » héberge les sociétés un peu plus développées comme Kelbillet ou Mobizel. « Un bail de deux ans renouvelable une fois ».

Avec cet environnement, Stanislas Hintzy espère faire de Rennes la capitale du numérique en France. « Ce que je veux, c’est que quelqu’un qui s’apprête à lancer son projet, il veuille le faire chez nous et pas ailleurs. Je veux que les gens rêvent de venir à Rennes et Saint-Malo ». L’association s’est donnée cinq ans pour y parvenir. Rendez-vous en 2021 donc.

La French Tech Rennes Saint-Malo offre aussi un espace détente avec vue sur le parc. - C. Allain/APEI/20 Minutes

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