Le laboratoire Biotrial, à Rennes.
Le laboratoire Biotrial, à Rennes. - D.Vincent/AP/SIPA

Quatre jours après la révélation de l’accident lors d’un essai thérapeutique à Rennes, l’enquête se poursuit pour déterminer les causes du drame qui a fait un mort et nécessité l’hospitalisation de cinq autres patients. Lundi soir, le laboratoire portugais Bial à l’origine de l’essai a révélé que la molécule utilisée avait été fabriquée en Hongrie et conditionnée en Italie.

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Bial précise par ailleurs que ces deux entreprises « sont certifiées par les autorités européennes ». Considéré comme un fleuron national au Portugal pour ses efforts en matière d’innovation et de recherche, Bial avait développé la molécule BIA 10-2474 en vue d’un médicament censé aider à lutter contre la douleur et l’anxiété.


Confié au laboratoire rennais Biotrial, l’essai a mal tourné. Un patient est décédé dimanche au CHU de Rennes et cinq autres ont été hospitalisés. « Leur état de santé s’est amélioré », a fait savoir le CHU lundi.

Les symptômes apparaissent après les doses multiples

L’essai, qui portait sur 90 patients au total, était composé de deux phases initiales pour lesquelles aucun effet indésirable grave n’avait été rapporté. La troisième phase visait à une administration en doses multiples.

L’apparition des symptômes a eu lieu lors de l’administration de la dose testée la plus élevée chez six volontaires. Deux enquêtes administratives et une judiciaire sont en cours pour tenter de comprendre les raisons de cet accident rarissime.

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