La piscine de Bréquigny à Rennes.
La piscine de Bréquigny à Rennes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Il est 14h vendredi quand des dizaines d’enfants arrivent à la piscine de Bréquigny à Rennes. Pour eux comme pour tout adulte qui viendra se baigner, il faudra renouveler 30 litres d’eau chaque jour pour être conforme aux exigences de l’Agence régionale de santé. Sachant que 350.000 personnes fréquentent chaque année les deux bassins, on comprend aisément l’intérêt de la ville à vouloir limiter la consommation pour des raisons écologiques et économiques.

Pour préchauffer l’eau

Pour limiter le gaspillage, la ville de Rennes a donc installé en 2014 un système permettant de récupérer les eaux usées pour préchauffer les eaux propres. « Dans les bassins, l’eau est à 29 degrés mais elle arrive ici à 12. Rien qu’avec notre apport calorifique, on la fait monter à 27 », explique-t-on à la piscine.

Le système Degré Bleu Eau Chaude élaboré par Suez, ici présenté à la piscine de Bréquigny. - C. Allain/APEI/20 Minutes

 

Le système, déjà performant, a été optimisé cette année par l’acquisition d’un bassin tampon permettant de stocker des eaux traitées. Chaque jour, les employés de la ville chargés de nettoyer les rues viennent ici remplir leurs citernes. « C’est du recyclage. On économise ainsi 3.800 mètres cubes d’eau chaque année », assure Yannick Nadesan, président du syndicat Eau du bassin rennais. La pratique avait commencé en 2012, quand les camions venaient pomper l’eau des piscines sur le point d’être vidangées.

Plus de 100.000 euros

L’investissement de 105.000 euros a permis à la piscine datant de 1970 d’améliorer sensiblement sa performance énergétique. Le site accueillera d’ailleurs le futur bassin nordique en extérieur d’ici 2018. « L’idée ce n’est pas de stigmatiser tel ou tel équipement parce qu’il est gourmand mais de faire en sorte que l’on optimise nos consommations. D’autant plus que le retour sur investissement est rapide », poursuit Yannick Nadesan.

Grâce à son programme Ecodo lancé en 2009, la ville de Rennes estime avoir baissé la consommation d’un million de litres chaque année, tant sur les fuites sur le réseau que dans la consommation des différents services.

Mots-clés :