Handball: «Cesson peut avoir des motifs d'espoir face au PSG», assure François-Xavier Houlet

INTERVIEW L'ancien demi-centre de l'équipe de France se dit impressionné par les Irréductibles...

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Nikola Karabatic, une star parmi tant d'autres au PSG.

Nikola Karabatic, une star parmi tant d'autres au PSG. — I. Harsin / Sipa

Le Cesson-Rennes Métropole s’attaque au PSG, leader de LNH, mercredi (20 h 45). S’ils n’ont jamais battu le Paris version qatarie (six matchs, six défaites), les Irréductibles peuvent toutefois nourrir l’ambition de contrarier les stars de la capitale selon François-Xavier Houlet, ex-international français devenu consultant pour beIN Sports.

Que peut espérer Cesson (4e du championnat) face à l’ogre parisien ?

C’est de trouver un Paris un peu usé par la répétition des matchs, et également frustré de la défaite à Veszprém, samedi (28-20 en Ligue des champions). Et puis, la victoire contre Saint-Raphaël (28-27, le 25 novembre), après quatre rencontres sans succès, a certainement fait beaucoup de bien côté cessonnais. Il y a donc des motifs d’espoir, d’autant plus que c’est LE match de la saison où on n’a strictement rien à perdre.

Il y a le PSG et les autres en Ligue 1. Est-ce la même chose cette saison en LNH ?

Ce n’est pas encore aussi marqué qu’au foot, mais c’est un vrai risque. Espérons que cela n’arrive pas trop vite… Malgré tout, on va se retrouver bientôt avec un Paris qui aura plusieurs longueurs d’avance [il en possède déjà trois sur Montpellier et Saint-Raphaël, avec un match de plus à disputer], et l’écart sera pratiquement impossible à combler.

L’équipe de Cesson vous impressionne-t-elle ?

Oui, absolument. Ce n’est pas pour faire de cadeaux, mais c’est sans doute la plus belle surprise depuis des années. On disait que la réussite du club ne tenait qu’à David Christmann, et on constate finalement qu’elle perdure, avec le plus petit budget de France. Individuellement, les éléments qui composent cette équipe ne sont pas impressionnants. Certains d’entre eux ont d’ailleurs un parcours cabossé. Mais ça donne un collectif remarquable, avec un jeu extrêmement cohérent.

Vous employez le mot « surprise », mais Cesson n’en est plus une, depuis le temps…

La surprise, c’est que ce soit toujours la surprise (sic). J’étais moi-même tombé dans le piège l’année dernière, en pensant qu’ils auraient du mal à se maintenir.

Certaines individualités se détachent quand même du lot. Outre le pivot Mathieu Lanfranchi, titulaire au Hand Star Game (16 décembre), il y a par exemple le gardien Kévin Bonnefoi…

On ne l’attendait pas forcément à ce niveau-là, donc bravo à lui. Mais il y en a d’autres : quand je parlais de « parcours cabossé », je pensais à Benoît Doré ou Maxime Derbier. Ce dernier est passé par la moitié des clubs de LNH, où il n’a jamais convaincu. Eh bien, pour le coup, il est bon avec Cesson. Quand des joueurs en difficulté ailleurs peuvent s’exprimer dans cette équipe-là, c’est très bon signe.

Vous les voyez se maintenir dans le Top 4 du championnat ?

Finir 4es, je ne sais pas, mais ils vont faire dans les six premiers. Mais je me suis tellement planté lamentablement l’année dernière, que je préfère ne rien dire (sourire). Sincèrement, il y a un paquet de clubs derrière Cesson qui ont un effectif mieux fourni. Mais encore une fois, ce n’est pas faire injure aux Cessonnais, bien au contraire !