Des chercheurs de l’université Rennes-II dans le désert le plus aride au monde

SCIENCES Un laboratoire est créé pour étudier les mines du désert d’Atacama, au Chili…

Camille Allain

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Le campement minier Saciel dans le désert d'Atacama au Chili.

Le campement minier Saciel dans le désert d'Atacama au Chili. — Nicolas Richard / CNRS

On considère souvent le Sahara comme le lieu le plus aride au monde. C’est pourtant faux. Car au classement des endroits les plus secs, le désert d’Atacama s’adjuge la première place. Coincé entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes, le site de 100 000 km² possède des immenses plaines, des volcans de 6 000 mètres de haut, des réserves de sel inépuisables et des quantités de minerais comme nulle part ailleurs. C’est sur ce dernier volet que vont plancher des chercheurs en histoire de l’université Rennes-II.

Des hommes étaient là il y a 9 000 ans

Depuis janvier, le centre de recherches historiques de l’Ouest (Cerhio) s’est associé à l’institut d’archéologie et d’anthropologie de l’université catholique du Nord au Chili. « Ces mines, ce sont des lieux privilégiés pour voyager dans l’histoire. Il y a des populations installées là depuis 9 000 ans. Ce sont un peu les plus vieilles fouilles au monde », explique Valentina Figueroa, chercheuse à l’université de San Pedro qui participe au projet.

Ne se limitant pas à l’aspect historique, le Laboratoire international associé (LIA), baptisé « Mines Atacama », se penchera également sur la géologie de cette région riche en minerais, mais aussi sur la géographie des lieux, l’impact sur l’environnement et l’intérêt économique que représentent ces mines pour la région. « L’idée, c’est d’améliorer les connaissances scientifiques sur les mines d’Atacama. C’est un observatoire privilégié », précise Nicolas Richard, historien au CNRS et chercheur à l’université Rennes-II.

D’importantes fouilles seront menées sur place, avant l’arrivée des pelles mécaniques appelées à façonner les nouvelles mines et qui feront disparaître ces traces du passé à tout jamais. La convention de partenariat qui durera quatre ans devait être signée ce mardi à Paris en présence de la présidente du Chili, Michelle Bachelet.