L'avocat Denis Langlois, qui a défendu pendant près de quinze ans la famille Seznec, propose une nouvelle thèse dans cette affaire en révélant dans un livre un témoignage inédit disculpant Guillaume Seznec de la mort de son ami Pierre Quémeneur mais impliquant sa femme Marie-Jeanne Seznec dans un possible homicide involontaire.

Selon ce témoignage, précis et détaillé, en mai 1923, au moment du crime, Pierre Quémeneur, célibataire de 45 ans, a fait des avances à l'épouse de ce dernier, Marie-Jeanne. Celle-ci l'a alors repoussé, il serait mal tombé et en serait mort.

Une demande en révision de la condamnation

Denis Langlois s'appuie sur ce témoignage pour demander le dépôt d'une nouvelle requête en révision de la condamnation de Guillaume Seznec. Ce serait la quinzième depuis ce crime non élucidé remontant à 1923, devenu une des plus grandes affaires judiciaires de l'époque contemporaine. Denis Langlois demande au procureur général de la cour d'appel de Rennes Véronique Malbec de demander cette révision.

En 1924, Guillaume Seznec est condamné au bagne à perpétuité par la cour d'assises de Quimper pour le meurtre en mai 1923 de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère et ami en affaires avec lui, mais aussi pour faux en écriture. Une promesse de vente à bas prix d'un bien de Quémeneur au profit de Seznec sera considérée comme un mobile du crime. Mais aucune preuve pour le meurtre et pas de cadavre.

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