En Bretagne, plus de 40% des élèves sont scolarisés dans le privé. Illustration avec l'école Marcel Pagnol à Rennes.
En Bretagne, plus de 40% des élèves sont scolarisés dans le privé. Illustration avec l'école Marcel Pagnol à Rennes. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

Trop d’écoles privées et pas assez d’écoles publiques. La FCPE monte au créneau contre le monopole de l’enseignement catholique dans certaines communes. La situation est particulièrement vraie en Bretagne où plus de 40 % des élèves sont scolarisés dans le privé, contre 17% au niveau national. Soixante-douze communes rurales d’Ille-et-Vilaine ne proposent ainsi pas d’alternative à l’école privée. Seul le département du Maine-et-Loire fait mieux en France avec 83 communes sans école publique.

«Certains parents ne souhaitent pas scolariser leurs enfants dans le privé et sont donc obligés de faire un détour de plusieurs kilomètres pour les emmener dans une école publique», dénonce Brigitte Compain, directrice de la FCPE en Ille-et-Vilaine. «Les parents doivent avoir le choix au nom du principe de laïcité», poursuit-elle.

Maillage public-privé dense et complémentaire

Du côté de l’enseignement catholique, on refuse de tomber dans la polémique. «C’est un débat hors d’âge. Les écoles catholiques ne sont pas des écoles confessionnelles. Nous accueillons tous les milieux sociaux et participons à la mission de service public», répond Jean-Loup Leber, directeur diocésain de l’enseignement catholique en Ille-et-Vilaine, qui rappelle aussi les particularités de la Bretagne.

«Nous sommes un terre de tradition chrétienne où le maillage public-privé est dense et complémentaire». Cette spécificité est d’ailleurs souvent citée pour expliquer les très bons résultats obtenus chaque année dans l’académie de Rennes au baccalauréat.

« Détournement de fonds publics »

Outre le maillage territorial, la FCPE pointe également du doigt le financement par l’Etat de l’enseignement privé, évoquant «un détournement des fonds publics». «On nous dit qu’il n’y a pas assez d’argent pour les écoles publiques mais dans le même temps, il y en a bien pour les écoles privées», souligne Brigitte Compain.

Une critique sans fondement, estime Jean-Loup Leber. «En France, il y a des lois et on les respecte. La loi Debré prévoit que les écoles sous contrat participent à la mission de service public», rappelle le directeur diocésain.­

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