Le dimanche a ses clients

COMMERCE Des boutiques pourraient ouvrir exceptionnellement ce jour-là

Jérôme Gicquel

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Le centre-ville pourrait s'animer certains dimanches l'an prochain.

Le centre-ville pourrait s'animer certains dimanches l'an prochain. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Relancée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, la question de l'assouplissement du travail le dimanche dans les commerces est aussi en débat à Rennes. Lundi soir, lors du conseil municipal, la maire, Nathalie Appéré, a indiqué qu'une réflexion était engagée pour autoriser les commerces non-alimentaires du centre-ville à ouvrir exceptionnellement quelques dimanches par mois dès l'an prochain. « La volonté n'est pas de généraliser l'ouverture dominicale mais de participer à l'animation de la ville à l'occasion notamment d'événements culturels ou festifs », a souligné Nathalie Appéré.

A l'approche des fêtes...


Pour animer le centre-ville, la municipalité avait déjà instauré depuis septembre 2013 la gratuité dans les musées le premier dimanche de chaque mois. Une démarche qui faisait suite au succès rencontré par les Premiers Dimanches aux Champs Libres. Du côté de l'Union du Commerce de Rennes, on indique attendre la loi Macron avant de se prononcer. « Il faudrait pouvoir ouvrir certains dimanches qui ont du sens, notamment à l'approche des fêtes. Après va se poser la question du périmètre car où s'arrête la notion de centre-ville ? », s'interroge Stéphanie Verrimst-Lacroix, secrétaire générale du syndicat.

Nathalie Appéré a par ailleurs annoncé lors de ce même conseil qu'elle allait proposer ces prochains jours aux acteurs du commerce l'autorisation d'ouverture d'un dimanche supplémentaire en décembre. Une manière pour la municipalité de dédommager les commerçants du centre-ville qui n'ont pas été épargnés ces derniers temps, entre les manifestations et le désamorçage de la bombe.

■ Grandes surfaces

Un accord, signé le 17 décembre 2010 par les syndicats et commerçants du Pays de Rennes, préconise la fermeture dominicale des commerces alimentaires de plus de 700 m2. Deux magasins ne respectant pas l'accord sont dans le collimateur des élus.

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