Même accompagnée de son papa, Liséa emprunte ses livres et ses cd seule, comme une grande.
Même accompagnée de son papa, Liséa emprunte ses livres et ses cd seule, comme une grande. - C. ALLAIN / APEI / 20 MINUTES

Camille Allain

Liséa a tout juste cinq ans, mais elle sait déjà comment emprunter et rendre ses livres toute seule à la bibliothèque. « Tu mets la carte ici, après tu appuies là et tu passes tes livres », explique la fillette sous le regard de son papa. Comme les Champs Libres et Lucien Rose, la bibliothèque de Champs Manceaux est équipée d'automates à l'entrée et à la sortie. L'usager peut ainsi scanner lui-même ses ouvrages, grâce à une puce insérée dans tous les livres, cd ou dvd. Un système baptisé RFID (de l'anglais radio frequency identification), qui sera progressivement installé dans toutes les bibliothèques de la ville. « Si on le fait, c'est pour améliorer le service rendu. Les usagers sont plus libres. Ils peuvent emprunter ce qu'ils veulent, sans que le personnel ne voit tout. On a aussi une meilleure gestion des flux, donc on a moins de queue », justifie Eric Pichard, directeur adjoint des bibliothèques.

Les agents ont du temps


Visiblement, les automates ont plutôt bonne réputation auprès des usagers. « Ça amuse les enfants et ça les responsabilise. En plus on gagne un peu de temps », juge Mickaël, papa de Liséa.

Avec ce nouveau système, la ville espère également faciliter le travail de ses agents. « Il y a moins d'attente car les gens sont autonomes. Du coup, on a plus de temps pour conseiller, pour accompagner ou accueillir des groupes », confie Marie-Hélène, assistante de conservation. La ville promet d'ailleurs que tous les postes seront maintenus. « On n'est pas dans un supermarché. On ne met pas des automates pour supprimer des agents. Au contraire, ils sont plus disponibles pour les usagers. Et les automates ne sont pas obligatoires. Ceux qui préfèrent passer par l'accueil peuvent le faire », répond Eric Pichard. Le déploiement de la RFID dans les neuf bibliothèques restantes devrait être terminé d'ici deux ans. « Il nous faut déjà quatre mois pour équiper tous les ouvrages de puces et les identifier, car il y en a près de 25 000 par équipement ». ■