une arrière-saison pleine de promesses

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Publié le 10 septembre 2012.

Tourisme Les professionnels comptent beaucoup sur septembre pour rattraper un été morose

Terrasses bondées, tenues légères et bain de mer : il flottait ce week-end comme un air de vacances le long de la plage de l'Ecluse, à Dinard. A quelques mètres du rivage, Christophe Robin, gérant du bar-brasserie L'Ecrin, a le sourire. « On est pas loin du chiffre d'affaires d'une journée en plein mois d'août. On a notamment toute la clientèle rennaise qui vient prolonger l'été. Si cela continue, on va pouvoir combler le manque à gagner enregistré en juillet », indique le restaurateur. Les températures clémentes de ces derniers jours tombent en effet à pic pour les professionnels du tourisme, pas épargnés durant l'été par les caprices d'une météo pour le moins maussade. « C'est sûr que cet été ne restera pas gravé dans les annales. Juillet a été assez mauvais. Le mois d'août a été bon mais cela a quand même mis du temps à décoller », souligne Nelly Régnier, directrice de l'office du tourisme de Dinard.

Des chiffres en baisse
«La saison estivale ne s'arrête plus fin août, poursuit cette professionnelle. On accueille désormais des touristes jusqu'à mi-octobre, et même jusqu'à la Toussaint, notamment des retraités et des groupes. Il est trop tôt pour dire si la saison a été mauvaise, car septembre et octobre peuvent faire la différence ». Un optimisme qui n'est pas partagé, loin s'en faut, par le syndicat de l'Union des métiers et des industries hôtelières (Umih). Pour Gilles Legendre, président de l'Umih Bretagne, « ce qui a été perdu en juillet-août ne se rattrape pas après. Il faudrait que les professionnels doublent leur chiffre en septembre pour rattraper la saison, ce qui me paraît très compliqué. »
A en croire l'Umih, la saison estivale 2012 sera donc marquée du sceau de la morosité. Selon un sondage effectué ces derniers jours par le syndicat, 62 % des hôteliers, cafetiers et restaurateurs de la région ont réalisé cet été un chiffre d'affaires inférieur à celui de l'été 2011, tandis que 18 % faisaient jeu égal. Restent donc 20 % de petits veinards qui n'auront eux rien à redire sur cet été.

Jérôme Gicquel
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