La droite remet sur le tapis la légalité des primaires socialistes. Le président du Sénat a annoncé que le Palais du Luxembourg allait se pencher sur la question. Une annonce qui intervient juste après les déclarations de François Copé.
Le patron de l'UMP a interpellé ce mercredi le PS sur la «légalité» des primaires, jugeant «troublant» le recours à un «fichage» et à une contribution de un euro, requise pour pouvoir voter.
Jean-François Copé s'étonne que le PS «souhaite pouvoir bénéficier du fichier électoral» auprès de chaque mairie «alors que le fichier des militants devrait suffire». «En clair, nous nous inquiétons fortement de l'utilisation qui pourrait être faite par un grand parti politique de ces fichiers».
Un élu UMP de l'Hérault, Arnaud Julien, avait déjà saisi en janvier la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) pour l'alerter sur le risque de création «d'un fichier à orientation politique» des sympathisants de gauche, à l'occasion de ces primaires. Arnaud Montebourg avait répondu que la Cnil avait été préalablement consultée sur cette procédure.