Les explications de Ségolène Royal: «Pas une décision par surprise»

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Publié le 30 novembre 2010.

POLITIQUE - La présidente du Conseil régional du Poitou-Charentes ne veut pas rentrer dans la bataille de 2012 «à reculons»...

Avec sa candidature surprise à l’investiture socialiste pour 2012. Ségolène Royal a pris tout le monde de court et surtout son propre parti. Mais elle s’est défendue ce mardi matin sur France Inter d’avoir rompu le «pacte» conclu avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.

«Ce n’est pas une décision par surprise», a réagi Ségolène Royal qui a indiqué avoir consulté ses deux acolytes avant de se lancer. «Je fais le mouvement dans le respect de tout le monde», a-t-elle précisé.

«Il n'est interdit à personne de se positionner dès maintenant»

Pourquoi maintenant? Les raisons sont multiples selon Ségolène Royal: «les règles du jeu (pour les primaires) ont été posées», «il n'est interdit à personne de se positionner dès maintenant», «l’UMP a commencé sa campagne» ou encore «parce que les gens doutent de la politique» et il faut  «donner envie aux Français de voter à l’élection présidentielle».

La présidente du Conseil régional du Poitou-Charentes a également privilégié cette candidature en avance, contrairement à ce qu’avait préconisé Martine Aubry qui appelait à une décision plus tardive, parce qu’«on ne rentre pas dans une bataille à reculons». Selon elle, «il vaut mieux connaître assez tôt les attaques (de ses adversaires) afin d’y répondre», mettant en avant son expérience de la présidentielle 2007.

«Chacun a la liberté de se présenter aux primaires»

Pour autant, «chacun a la liberté de se présenter aux primaires» et Ségolène Royal n’entend pas «barrer la route à Dominique Strauss-Kahn», dont elle a reconnu qu’il était jusqu’à présent le candidat le plus populaire. Cependant, elle a insisté sur le fait qu’il ne s’était toujours pas prononcé sur sa candidature à lui et, en cas de réponse négative, il serait toujours «le meilleur chef de gouvernement que la France pourrait avoir».

Et s’il entend finalement être candidat aux primaires en juin prochain? Aucun problème pour Ségolène Royal: «Nous nous verrons et nous mettrons en place le dispositif gagnant». Car la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes l’a rappelé plusieurs fois, au Parti socialiste, «la compétition ne se fait pas les uns contre les autres». N’est-ce pas Martine Aubry?


Ségolène Royal

Corentin Chauvel
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