François Hollande aussi sait faire dans l'annonce surprise. En visite mercredi au Génopole d'Evry, centre d'excellence de la recherche, le candidat socialiste a surpris son monde en annonçant que, s'il était élu, il «demanderait au Parlement de modifier immédiatement la loi de bioéthique de 2011, afin d'autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires».
«Aucune raison sérieuse ne s'y oppose», a-t-il insisté, martelant qu'« une cellule souche embryonnaire, ce n'est pas un embryon». Cette annonce ne devrait pas manquer de faire réagir, notamment à droite. «Ça clive, oui, a reconnu François Hollande à la sortie du centre. Mais ce n'est pas pour cliver [face à la droite]. Les chercheurs le demandent», a-t-il ajouté, évoquant «la fuite des chercheurs» français à l'étranger.
Thierry Mandon, le maire socialiste de Ris-Orangis, réfute tout coup politicien. «C'est un vrai sujet. Et c'est renouer avec la tradition de la gauche avec le progrès».