François Hollande souhaite autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires

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Publié le 22 février 2012.

PRESIDENTIELLE - C'est ce qu'a déclaré le candidat socialiste, en déplacement au Genopole d'Evry, dans l'Essonne...

François Hollande aussi sait faire dans l’annonce surprise. Il avait indiqué qu'au fil de la campagne et des déplacements thématiques, il dévoilerait d'autres propositions. En visite ce mercredi au Génopole d’Evry (Essonne), centre d’excellence de la recherche, François Hollande a surpris son monde en annonçant  que, s’il était élu, il «demanderait au Parlement de modifier immédiatement la loi de bioéthique de 2011 afin d’autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires». «Aucune raison sérieuse ne s’y oppose», a insisté le socialiste, martelant qu’«une cellule souche embryonnaire, ce n’est pas un embryon».
 

«Où est l'honnêteté dans cette façon de faire?»

 
Depuis la loi de bioéthique de 2011, le moratoire voté en 2004 sur la recherche sur les cellules souches est levé mais l’interdiction avec dérogation est maintenue. De fait, la recherche est très compliquée et «nous perdons l’avance que nous avions dans ce domaine», relève-t-il. «Où est la clarté, où est l’honnêteté dans cette façon de faire?» a-t-il demandé, aux côtés de Marc Péchansky, de l’Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (Istem). Évidemment, a précisé François Hollande, «des limites sont nécessaires et la recherche devra être encadrée». L’agence de biomédecine devra délivrer ces autorisations.
 
Cette annonce ne devrait pas manquer pas de faire réagir, notamment à droite. «Ça clive, oui, a reconnu François Hollande à la sortie du centre. Mais ce n’est pas pour cliver [face à la droite]. Les chercheurs le demandent», a-t-il ajouté, évoquant «la fuite des chercheurs» français à l’étranger. Thierry Mandon, le maire socialiste de Ris-Orangis, réfute tout coup politicien. «C’est un vrai sujet. C’est renouer avec la tradition de la gauche avec le progrès.
 

A son arrivée en début d’après-midi au Génopole, François Hollande avait fait l’humour. Alors qu’on l’interrogeait sur son duel avec Nicolas Sarkozy, il a répondu: «Je ne suis pas du tout dans la recherche d’un candidat à affronter, je suis dans la recherche fondamentale». Et d’ajouter: «Il ne faut pas s’affoler, il ne faut pas s’agiter. Je laisse ça à d’autres. On n’est pas obligé de tomber dans la provocation»

Maud Pierron, envoyée spéciale à Evry
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