«Capital» devrait jouer son rôle dans la présidentielle

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Publié le 22 février 2012.

INTERVIEW - Thomas Sotto, présentateur de «Capital», recevra les candidats à la présidentielle dans le cadre de l'émission. Il a répondu aux questions de «20 Minutes»...

Pas d’émission politique pour M6, mais des candidats politiques dans une émission… Après avoir reçu Marine Le Pen (FN) en février, Capital recevra François Bayrou (Modem) le 4 mars, François Hollande (PS)  le 11 mars et des négociations sont en cours avec le staff de Nicolas Sarkozy (UMP). Thomas Sotto, présentateur de l’émission, détaille à 20 Minutes comment Capital s’est affirmé comme la fenêtre de la chaîne pour la présidentielle.

Vous vous transformez en journaliste politique à l’occasion de la présidentielle?

Je suis d’abord journaliste tout court et citoyen tout court. Je vais devoir voter, choisir, j’ai envie de savoir sur quels critères, sur quels arguments. Cette année, la thématique économique est terriblement dominante dans la campagne. Capital devait naturellement jouer son rôle. Après, je ne vous cache pas que cela correspond aussi à mon goût personnel.

Quand avez-vous pris la décision de faire jouer ce rôle à l’émission?

En novembre, nous avons reçu Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et nous avons réalisé que l’émission pouvait faire entendre une petite musique différente sur la présidentielle, en décortiquant les programmes économiques de chaque candidat. Nous en avons discuté à plusieurs reprises avec des responsables de la chaîne dont Jérôme Bureau, directeur de l’information et Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe. Et la décision a été prise

Cette année, les journalistes économiques sont très présents sur la présidentielle, voir par exemple, la participation de François Lenglet  de BFM-Business à l’émission Des paroles et des actes et à l’interview présidentielle...

Pour cette présidentielle, les candidats ne peuvent pas arriver avec une liste de père Noël, vendre du rêve. Ils sont obligés de se confronter avec la conjoncture économique, expliquer comment il vont régler le problème de l’endettement, hormis Jean-Luc Mélenchon pour qui la dette n’est pas un problème. Cette présidentielle est presque une présidentielle d’angoisse, les gens ont besoin de savoir ou ils vont. Ils se disent que si une famille ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens, un Etat ne le peut pas non plus. Nous interrogerons les candidats sur des points précis de leur programme économique. L’idée n’est pas de les piéger mais trop souvent les candidats confondent une interview et un meeting électoral et débitent leur profession de foi. Nous poserons des questions précises auxquelles ils devront apporter des réponses très concrètes. L’humain et le concret seront toujours au cœur de l’émission. En fin d’émission, les téléspectateurs pourront poser cinq questions au candidat via Twitter.

Vous avez prévu d’inviter beaucoup de candidats?

On arrêtera cette formule avant le 20 mars, date où les règles du temps de parole passeront de l’équité à l’égalité totale, ce qui sera ingérable pour nous. Et puis je pense aussi qu’un candidat comme Jacques Cheminade ne représente pas un courant de pensée aussi fort que Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou… c’est une question de bon sens.

Propos recueillis par Anne Kerloc'h
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