Assemblée et polémique sur le nazisme: «Sanctionner Letchimy aurait été une faute politique», selon Ayrault

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Publié le 14 février 2012.

POLITIQUE - Les présidents de groupes ont réagi ce mardi après la décision du bureau de l’Assemblée...

Après sa question polémique à Claude Guéant, Serge Letchimy n’a pas été sanctionné, mardi matin par le bureau de l’Assemblée nationale. «Il ne s'est pas dégagé de consensus pour prononcer une sanction à l'égard de Serge Letchimy», a annoncé le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, lors d'un point presse, expliquant que le député s'était expliqué devant les membres du bureau sur ses propos assimilant l'analyse de Claude Guéant à du nazisme. «Nous restons dans un pays de liberté et de respect de la démocratie», a de son côté déclaré Serge Letchimy, député apparenté PS, dans les couloirs de l’Assemblée, répétant qu’il n’y avait «aucune attaque personnelle» dans ses propos.

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Un avis que ne partage pas Christian Jacob, président du groupe UMP. «Le bureau a pris une décision. Je souhaitais une sanction forte, le président de l'Assemblée souhaitait une position de consensus. La décision du bureau est la décision du bureau», a-t-il lâché. Du côté de Claude Guéant, l'incident semble clos. «J'avais dit que c'était une décision qui appartient au bureau de l'Assemblée nationale. Je n'ai pas de sentiments à exprimer», a-t-il indiqué à l'AFP, en Guadeloupe, où il est en déplacement. «Le sanctionner aurait été une faute politique. Serge Letchimy s’inscrit dans le combat du droit et des luttes contre les discriminations. Il est l’un des héritiers politiques de ce grand homme qu’était Aimé Césaire», a réagi sur BFMTV Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS. 

Lors de la réunion, les députés UMP se sont retrouvés en minorité, certains ne s’étant pas déplacés alors que le groupe UMP leur avait envoyé un texto, mercredi dernier pour leur enjoindre de venir. «Nous nous sommes retrouvés en majorité et nous avons donc voté pour qu'il ne soit pas sanctionné», a expliqué à 20 minutes Danièle Hoffman-Rispal, député PS et membre du Bureau. Lionel Lucas, député UMP, n'était lui pas présent. Pour des convictions personnelles. «J'ai toujours défendu la liberté d'expression au sein de l'Assemblée. Ici la parole doit être libre, même si je condamne les propos de Serge Letchimy, explique le député des Alpes-Maritimes qui glisse au passage que cette réunion du bureau a été avancée du mercredi au mardi. C'est un moment de la semaine où les députés osnt moins disponibles. Souvent ils sont dans les transportsp our venitr à Paris. C'est normal que la gauche se soit plus mobilisée car c'est un de leur colègue qui était mis en cause.»

M. Go.
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