La requête du Front national (FN) contestant l'obligation de rendre publics les parrainages d'élus pour concourir à la présidentielle va être transmise au Conseil constitutionnel, a annoncé jeudi le Conseil d'Etat.
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«Le Conseil d'Etat a estimé que la QPC (question prioritaire de constitutionnalité, NDLR) posée remplissait les conditions juridiques pour être renvoyée, en vue de son examen, au Conseil constitutionnel», indique la plus haute juridiction administrative dans un communiqué.
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«Le Conseil d'Etat a fait preuve d'indépendance. Il a dit le droit, c'est très positif. Nous souhaitons maintenant que le Conseil constitutionnel se prononce avant la présidentielle», a immédiatement réagi auprès de l'AFP Louis Aliot, vice-président du FN et avocat de Marine Le Pen dans ce dossier.
Une fois saisi d'une QPC, le Conseil constitutionnel a trois mois pour dire si la disposition contestée est conforme ou non à la Constitution.
Le parti d'extrême droite réclame depuis des années que soit garanti l'anonymat des élus parrainant un candidat à la présidentielle, en affirmant que les élus font l'objet de pressions pour ne pas remettre leur signature au FN. Sur RTL, jeudi matin, Marine Le Pen a déclaré qu'elle disposait désormais de 350 promesses de parrainage. 500 sont nécessaires pour concourir à la présidentielle.
Marine Le Pen a trouvé un allié étonnant en la personne de Nathalie Arthaud. «Je pense quand même que si, moi, je parviens à réunir ces 500 signatures et pas Marine Le Pen, c'est qu'il y a un problème du côté de ses idées, de tous les préjugés qu'elle véhicule et qui ne passent pas. Maintenant, je ne trouverais pas normal que le courant de Marine Le Pen ne puisse pas être représenté, c'est sûr», a laché la candidate de LO sur LCI.