Chaque jour, dans le cadre de la campagne présidentielle, retrouvez, sur 20 Minutes, l’actualité des hommes et femmes politiques. Annonces, déclarations, bons mots ou même propositions, vous ne raterez rien de ce qui se passe dans le microcosme politique en suivant le journal de la présidentielle…. Pour le meilleur, et parfois pour le pire...
Jeudi 2 février, J-79
Toi aussi enfarine François Hollande
Ça se moque sur le web… Moins de 24 heures après son «enfarinage» à la Fondation Abbé-Pierre, un jeu en ligne a été créé pour enfariner le candidat socialiste en un clic. A tester ici.
Sarkozy reforme son équipe de 2007
Le Monde révèle qu'Emmanuelle Mignon, qui avait supervisé sur le plan des idées la campagne de 2007, est revenu dans le giron de l'Elysée qu'elle avait quitté en 2009. Son rôle dans la future campagne n'est pas précisé.
L'ex-MRC Georges Sarre appelle à voter Hollande
L'ancien maire d'arrondissement de Paris a appelé à se rallier au candidat socialiste François Hollande, rapporte Le Monde. Dans un communiqué daté du 1er février, l'ancien député du Mouvement républicain et citoyen (MRC) écrit que «celui qui peut aujourd'hui rassembler les Français pour changer de politique, c'est François Hollande». A propos de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, qui a annoncé mercredi le retrait de sa candidature à l'élection présidentielle, Georges Sarre estime que «l'heure et l'avenir sont au rassemblement de la gauche et des républicains». Jean-Pierre Chevènement a écrit dans un communiqué qu'il indiquerait «le moment venu» à qui il apporterait son soutien.
Laurent Wauquiez fait signe à François Bayrou (MoDem)...
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a estimé ce jeudi matin sur BFM-TV, à propos du programme économique du candidat centriste François Bayrou: «J’ai regardé le programme de François Bayrou, il y a deux choses qui me frappent. La première chose qui me frappe, c’est que son programme est totalement incompatible avec François Hollande. [Le programme de François Bayrou] a beaucoup de points communs avec notre famille politique», avant d'ajouter: «Je considère que François Bayrou appartient à notre famille politique. Je n’aurais aucun problème à travailler avec François Bayrou.» Laurent Wauquiez a, par ailleurs, «dénoncé» «un programme de François Hollande qui repose sur 44 milliards d’euros d’impôts en plus. Et ce que propose François Hollande c’est de faire tomber 44 milliards d’euros d’impôts en plus sur les classes moyennes.»
...tout comme François Baroin...
Le ministre de l'Economie a évoqué l'idée d'une alliance entre le MoDem de François Bayrou et l'UMP de Nicolas Sarkozy lors d'un entretien au Figaro, déclarant: «Il est trop tôt pour parler d'une alliance possible avec le MoDem, mais pas pour rappeler que François Bayrou et la droite ont gouverné ensemble». François Baroin estime qu'un «éventuel accord» avec le centriste «sera avant tout la conséquence du choix des Français». «Quel que soit le résultat de l'élection, le deuxième quinquennat redéfinira les contours de la majorité. François Bayrou est légitime dans sa candidature car il incarne un courant de pensée qui a toujours exercé des responsabilités à la droite de l'échiquier», précise François Baroin.
...Ce que rejette François Bayrou
Le candidat du MoDem à la présidentielle a rejeté ce jeudi matin l'hypothèse d'une possible alliance avec l'UMP pour l'élection présidentielle, suggérée par François Baroin dans un entretien au Figaro. François Bayrou a estimé sur Canal+: «Je voudrais rappeler que c'était il y a quinze ans, qu'à l'époque, l'UMP n'existait pas, et qu'en effet il y avait un équilibre entre les deux formations qui gouvernaient le pays ensemble (UDF et RPR-ndlr)». «Depuis, ils ont fait le choix de constituer au contraire un parti unique dont j'ai dit depuis la première minute qu'il conduirait la France à l'accident. Nous y sommes», a-t-il souligné. «Donc de ce point de vue-là, les souvenirs d'il y a quinze ans méritent d'être réactualisés», a-t-il ajouté.
L'endurance d'Hollande en question pour Henri Guaino
Le conseiller spécial du chef de l'Etat à l'Elysée a parlé ce jeudi matin sur I-Télé à propos de l'endurance du candidat PS à la présidentielle. «Il va être difficile à François Hollande de tenir la distance de toute une campagne avec les propositions qu'il a faites. Il a mis tout son programme sur la table et on cherche vainement en quoi ce programme répond aux problèmes de la France», a déclaré ce proche de Nicolas Sarkozy. Critique, il a estimé que «Le programme de François Hollande n'est pas aujourd'hui tout à fait à la hauteur des circonstances», tandis qu'il s'est interrogé, à propos du candidat du MoDem à la présidentielle: «Pouvons-nous nous permettre pendant cinq ans (de n')appliquer qu'un programme comme celui de François Bayrou? Cela ne suffit évidemment pas à préparer la France de demain».
Des propos de Nicolas Sarkozy énervent Claude Bartolone (PS)
Mercredi soir, Nicolas Sarkozy a réuni un des cercles d'élus à l'Elysée, et aurait prononcé ces mots: «Hollande a tiré toutes ses cartouches. Qu'est-ce qu'il lui reste ?» Et, «il se prend même de la farine sur la tête», aurait-il ajouté, en faisant référence à l'enfarinage de François Hollande, mercredi. Le député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a déclaré ce jeudi matin sur Europe 1. «Ce qui va lui [Nicolas Sarkozy] coûter cher, ce n'est pas simplement sa politique économique et sociale, c'est son comportement personnel». «J'ai lu dans la presse ce matin qu'il a fait des déclarations sur Hollande sur le thème 'il a mis toutes ses cartes sur la table et en plus il reçoit de la farine'. Vous voyez, c'est ce genre de comportement qui a dégradé la fonction présidentielle et qui va lui coûter très cher au moment de la présidentielle».
Eva Joly «y croit»
Jean-Vincent Placé, sénateur écolo de l'Essonne, n'a «pas de problème avec Eva Joly. Je la défends depuis le début», a-t-il déclaré ce jeudi matin sur Europe 1. Pour l'écologiste, la candidate EELV à la présidentielle, dont la campagne ne décolle pas, n'a pas baissé les bras: «elle se démène parce qu'elle y croit, qu'elle est sincère. Nous allons continuer dans cette élection qui est de plus en plus difficile pour nous. Le crise s'est fortement accrue et je comprends quelque part la désespérance des Français qui les font se tourner vers des solutions du passé. On ne sait pas bien si ce sont des bonnes idées mais au moins c'est habituel et c'est rassurant».