Philippe Louis et Pascale Coton, respectivement président et secrétaire générale de la CFTC, ont été les premiers invités du nouveau QG de campagne de François Hollande dans le 7e arrondissement. «Il y avait encore un échafaudage dans l’escalier», raconte Philippe Louis qui n’est pas vraiment venu pour parler décoration. Depuis lundi matin, le socialiste reçoit en effet les organisations syndicales. «J’ai rencontré un candidat à la présidentielle désireux de nous écouter et de nous expliquer ses propositions, je trouve ça positif», résume le responsable syndical.
L’emploi et le contrat de génération au menu
Au cours d’une entrevue qui a duré 45 minutes et en présence de Stéphane Le Foll, député européen et responsable de l’organisation de la campagne, de Claude Bartolone, président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, et de Marisol Touraine, secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale, l’équipe PS a d’abord écouté. «Hollande nous a d’abord demandé d’expliquer nos propositions sur l’emploi. Nous avons pu nous exprimer sur le chômage partiel en recommandant que les entreprises provisionnent le risque social et remboursent les pertes de salaires aux salariés après une période de chômage partiel», résume Philippe Louis qui exposera cette même idée lors du sommet social organisé par le gouvernement, le 18 janvier. «Hollande a paru intéressé par l’idée. Il s’est montré ouvert, à l’écoute»
Autre objectif de ces entrevues: prendre le pouls des syndicats au sujet des idées du candidat. «A priori, nous avons toujours été pour le maintien des seniors dans l’entreprise, alors le Contrat de génération est quelque chose qui peut nous intéresser. Sur la fusion CSG et impôt sur le revenu, c’est une réforme technique qui nécessite que nous planchions dessus.» Prochains rendez-vous dans la journée pour l’équipe Hollande: l’UNSA, FO et la CFE-CGE à 17h30.