De notre envoyée spéciale à Mérignac
Cinq communiqués de presse pour fustiger François Hollande, qui aurait qualifié Nicolas Sarkozy de «sale mec», selon des propos rapportés dans la presse puis corrigés. L’UMP n’a pas fait dans la demi-mesure. Sur les réseaux sociaux, les militants et une ministre -Nadine Morano, qui a réclamé des «excuses publiques» au socialiste-, s’en sont donné à cœur joie.
A chaque initiative ou déclaration de François Hollande, le parti présidentiel fait tourner sa «cellule riposte» à plein régime. Sans craindre de flirter parfois avec la caricature, avec des éléments de langage flagrants. «Si leur stratégie c’est d’être trash, ça peut être risqué», commente Bruno Le Roux, l’un des porte-parole de François Hollande. «Pas sûr que ce soit une stratégie gagnante pour eux dans l’opinion et pour les résultats électoraux», développe-t-il, notant que le vote FN est souvent lié à «la défiance» envers les politiques.
Ce proche de François Hollande veut être clair: le PS n’ira pas sur le terrain de l’UMP. «On n’a pas de cellule de “snipers-basses-œuvres” comme à l’UMP, on n’en aura pas». Il y a bien toutefois, plus traditionnellement, une équipe chargée de répondre aux initiatives du gouvernement, coordonnée par le secrétaire national Guillaume Bachelay.
«Mais s’il faut élever la voix, on le fera», continue le porte-parole. «On peut dire des choses dures sur Sarkozy sans être méchants. Il suffit de dire ce qui est vrai», ajoute-t-il. La riposte du PS, c’est de marteler le bilan présidentiel auprès des Français.