Plus chauvin, tu meurs. A l’occasion de ses vœux à la presse mardi, François Bayrou a troqué ses habits d’Européen convaincu pour ceux d'eurosceptique affiché.
Devant un panneau tricolore et sur une estrade où manquait le drapeau européen, le candidat du MoDem a confié son malaise : «je vis mal, comme beaucoup de Français qui ont mis tant de foi dans l’idée européenne, l’actuelle dérive de l’Union. Je vis mal que soit donnée l’impression d’une fragilité de la France vis-à-vis de l’Allemagne.»
Avec des accents presque souverainistes, François Bayrou a défendu avec véhémence le «produire en France» et s’est attaqué à ses détracteurs. «Il est un fait essentiel que tous ces esprits négligent: la solidarité est uniquement nationale. Elle n’est financée que par les ressources de notre pays, pas des pays voisins, même européens. ( …) Notre système de santé et de retraite n’est financé que par les cotisations sociales qui ne proviennent que du travail réalisé en France. »
Il a ensuite invité les nombreux journalistes à savourer vins rouges, tomes, saint-féliciens et autres crottins. Des produits bien nationaux.