Marine Le Pen est furieuse. Invitée par une association étudiante à débattre de son programme économique, mardi, à l’université parisienne Dauphine, la candidate du Front national a vu la rencontre annulée en raison de la manifestation d’une centaine de militants. Ces derniers ont fait irruption dans l’amphithéâtre où devait se dérouler le débat en lançant des slogans anti-FN. Un étudiant aurait été légèrement blessé dans les heurts.
La manifestation s’est déroulée à l’appel de l’Unef (syndicat étudiant classé à gauche), de la Confédération étudiante, de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), du mouvement des jeunes socialistes ou encore de SOS-Racisme.
Il n’en a pas fallu plus à Marine Le Pen pour dénoncer l’intervention de «milices d’extrême gauche» qui «font la loi dans notre pays». La présidente du FN s’est interrogée, sur France Info: «Est-ce que oui ou non une candidate à la présidentielle à le droit d’aller débattre dans notre pays? Est-ce que c’est l’Unef qui décide du fonctionnement de notre démocratie?»
«Moi je demande la dissolution de l’Unef, du MJS, de l’UEJF et de toutes les associations qui ont participé à ces violences qui souillent la démocratie», a lancé Marine Le Pen.
L’association Dauphine discussion débat (DDD), qui organise des rencontres avec les différents candidats à la présidentielle, était à l’origine de l’invitation de Marine Le Pen. La prochaine personnalité à venir rencontrer les étudiants est Jean-Pierre Chevènement, le 14 décembre.