Libération sous caution de DSK: La classe politique s'en réjouit et veut passer à autre chose

20 contributions
Publié le 20 mai 2011.

RÉACTIONS - Les socialistes sont divisés sur la marche à suivre désormais...

C’est la libération sous caution, plus que l’inculpation, de Dominique Strauss-Kahn qui a fait réagir la classe politique jeudi soir et ce vendredi. Une décision de la justice américaine qui semble contenter tout le monde, de l’extrême-droite à la gauche.

«Cela me parait être un fonctionnement tout à fait normal de la justice américaine, je ne suis pas du tout étonnée de cette libération, je ne vous cache pas que je suis même étonnée des conditions extrêmement restrictives de cette liberté», a déclaré jeudi soir Marine Le Pen, sur BFM TV.

«Les Français en ont assez des pleureurs et des pleureuses»

«Il a une caution très forte, c’est une sorte de prison à domicile quand on voit les conditions qui sont mises, la justice suit son cours», a abondé Nicolas Dupont-Aignan sur la même chaîne. «Je pense que les Français en ont particulièrement assez des pleureurs et des pleureuses qu’on a en permanence sur ce cas même si on peut souhaiter qu’il soit innocent et je comprends très bien tous ceux qui aimeraient que ce crime n’ait pas eu lieu. On verra s’il est innocenté ou condamné», a ajouté le président de «Debout la République».

«Ce que je dis c’est que dès le départ de cette affaire Monsieur Strauss-Kahn n’était plus en état d’être candidat à la présidentielle. Je pense en l’occurrence que j’avais raison et que cette procédure nous donne raison», a renchéri Marine Le Pen.

«Il faudrait maintenant passer à autre chose»

Côté socialiste, on se réjouit de cette libération sous caution. «Je suis un adversaire farouche de la détention provisoire. C’est une façon violente de bafouer la présomption d’innocence. Cela brise un homme, cela brise une femme. Lorsqu’on peut organiser sa défense en étant libre, c’est beaucoup mieux. Je me réjouis que Dominique Strauss-Kahn puisse être remis en liberté», a indiqué jeudi soir André Vallini, député PS de l’Isère, sur BFM TV.

Mais les élus socialistes ont également souhaité dépasser l'affaire Strauss-Kahn pour reprendre le combat politique. «Il faudrait maintenant passer à autre chose», a dit ce vendredi Ségolène Royal. «On ne va pas occulter toute la vie politique française, les problèmes qui se posent à la France, les difficultés que vivent les Français, en vivant ce feuilleton de la justice américaine jour après jour», a-t-elle ajouté sur RMC. «Il faut passer au débat d'idées», a-t-elle souligné.

«Il ne sera pas candidat, j'en suis persuadé»

Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, a estimé que Dominique Strauss-Kahn, ancien favori des sondages, était désormais hors de la course des primaires socialistes et de la présidentielle de 2012. «Il ne sera pas candidat, j'en suis persuadé», a-t-il dit sur RTL.

Une idée partagée par André Vallini: «Le plus important pour Dominique Strauss-Kahn ce n’est pas sa carrière politique, ce n’est plus l’élection présidentielle». Pour sa part, Jean-Paul Huchon s'est montré moins catégorique quant à l'avenir de l’ex-directeur du FMI.

«S’il était reconnu innocent, il pourrait encore être utile»

«Il ne faut pas l'enterrer comme ça», a déclaré le président socialiste de la région Ile-de-France sur LCI. «Si demain il était reconnu innocent, il pourrait encore être utile», a-t-il ajouté.

La question des primaires pour désigner le candidat du PS à la présidentielle continue de provoquer un flottement chez les socialistes, après l'arrestation du favori des sondages. Selon Pierre Moscovici, député du Doubs, le PS ne doit pas se précipiter dans la campagne interne.

«Que tout le monde mette sa candidature entre parenthèses»

«Il nous faut vraiment observer un temps de décence», a-t-il dit sur France Info. «On est tous sous un coup considérable, les Français regardent la télévision comme jamais (...) et nous, Parti socialiste, nous serions pressés de retourner à nos petites affaires comme si rien ne s'était produit!», a-t-il ajouté

Pour Manuel Valls, «dans cette période exceptionnelle, il faut une réponse exceptionnelle, et que tout le monde mette sa candidature, son ambition entre parenthèses». «Si les primaires doivent se transformer en compétition mortelle, violente, non maîtrisée (...) alors nous courrons un risque terrible», a ajouté le député de l'Essonne sur Europe 1.

Corentin Chauvel avec Reuters
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr