La gauche a beau avoir accouché dans la douleur d'un accord pour le deuxième tour des régionales, elle se prend à rêver de prolonger l'idylle jusqu'à la présidentielle. Benoît Hamon l'a confirmé au micro de France Info: «Ce rassemblement-là est une première étape avec en tête l’échéance de 2012 comme une échéance importante.»
Avant même d'avoir réalisé l'objectif annoncé du grand chelem, le PS voit un coup plus loin. François Hollande, a également déclaré qu'il souhaitait que les socialistes et écologistes présentent un candidat commun dès le premier tour en 2012. Mais de son côté, Europe écologie ne semble pas décidé à mettre la charrue avant les boeufs.
«Je ne suis pas certaine que ce soit la bonne solution», a répondu Cécile Duflot, interrogée sur sur l'éventualité d'un candidat unique, tandis que son compère Daniel Cohn-Bendit éludait d'un «on verra». Pour l'heure, les alliés d'un tour prennent cependant soin d'afficher l'unité. Ce jeudi, après un point presse commun entre le PS, le PCF et Europe écologie, les trois partis tiennent en soirée un meeting parisien.
Des événements auxquels n'assiste pas Jean-Luc Mélenchon. «Il est plus important de travailler au renforcement d'une autre gauche autonome que de faire un remake d'une gauche plurielle à laquelle nous ne croyons pas», a argumenté son lieutenant François Delapierre. Le président du Parti de gauche a donc préféré aller à Limoges, pour soutenir la liste Front de gauche-NPA qui se retrouve face... au PS.