Martine Aubry: «Est-ce que j'ai l'air d'une candidate de substitution?»

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Publié le 19 septembre 2011.

POLITIQUE - La patronne du PS est revenue sur la polémique de son pacte avec DSK...

Vêxée, Martine Aubry riposte. «Est-ce que j'ai l'air d'une candidate de substitution?», a lancé ce lundi Martine Aubry, pour déminer lundi la polémique naissante sur sa présumée candidature par défaut à la primaire PS, après les propos de DSK reconnaissant un pacte existant entre eux mais surtout sa ferme intention de se lancer. Interrogée par des journalistes lors d'un déplacement à Nice, celle qui s'est lancée dans la course fin juin a contesté l'affirmation selon laquelle Dominique Strauss-Kahn avait déjà pris sa décision de son côté au moment où il a été arrêté à New York le 14 mai, après des accusations de crimes sexuels.

«Le problème se posait de savoir qui serait candidat et qui serait le mieux placé. La décision n'avait pas été prise et le moment venu j'ai pris ma propre décision et je l'ai annoncée», a déclaré Martine Aubry. «Quand on appelle pacte "avez-vous travaillé ensemble?" c'est oui, quand on dit "est-ce que la décision était prise" (que l'un s'effacerait devant l'autre, ndlr), c'est non», a-t-elle ajouté. «D'ailleurs je n'aime pas tellement ce terme» de pacte. Soumise à plusieurs relances sur le même thème, la maire de Lille a interrogé: «Est-ce que j'ai l'air d'une candidate de substitution?»

Un baiser de la mort? «Mais ça veut dire quoi?»

Vous n'êtes pas la candidate par défaut? «Non, je suis la candidate qu'il faut, voilà le bon slogan», a-t-elle rétorqué en riant. Il n'y a pas de «baiser de la mort» dans les propos de DSK? «Mais ça veut dire quoi, je ne comprends pas ce que vous voulez dire»... «Aujourd'hui, la seule chose qui compte, c'est que je suis la candidate vraiment qu'il faut pour la France, je le crois, et qu'il faut pour battre Nicolas Sarkozy», a encore affirmé Martine Aubry, distancée dans les sondages par son principal rival François Hollande.

Elle a expliqué avoir regardé l'interview de l'ex-directeur général du FMI dimanche soir sur TF1, estimant simplement à propos de cet exercice: «Je sais qu'il le souhaitait. Il l'a fait». «Dominique a dit que j'étais une amie et que j'étais là. Parfois ceux qui étaient censés être ses amis n'étaient pas là», a poursuivi Martine Aubry, ajoutant: «Pour moi, c'est essentiel la fidélité, la fidélité à mes valeurs, à ce que je crois profondément, la fidélité à dire la vérité et la dire toujours».

© 2011 AFP
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