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Nouvelles têtes de l'UMP

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Yanick Paternotte (à droite de François Baroin). Le président de la commission des recours de l’UMP, instance chargée des contestations liées à l’élection du président de l’UMP, a été lui aussi au centre d’une polémique. Le député du Val-d’Oise, connu pour son soutien à Jean-François Copé et en attente d’un jugement qui pourrait le rendre inéligible, a été récusé par le camp Fillon pour son manque d’impartialité supposé. Dans une tentative de médiation, Alain Juppé lui a demandé de s’exclure volontairement de la commission des recours, ce que Yanick Paternotte a refusé. La commission a déclaré Jean-François Copé vainqueur de l’élection à la tête de l’UMP le 26 novembre. 
Patrice Gélard. Le sénateur de Seine-Maritime est l’un des premiers
personnages de la crise à l'UMP. Ce juriste, président de la Commission
de l’organisation des opérations électorales (Cocoe) a été au centre de la
polémique quand, dans la nuit du 18 au 19 novembre, il déclare la commission
incapable de donner un résultat pour l’élection du président du parti. Proclamant Jean-François Copé vainqueur du scrutin le 19 novembre, il reconnaît
quelques heures plus tard des irrégularités dans le scrutin, mais se déclare
incapable de revenir sur la décision de la Cocoe, dirigeant les deux parties
vers la commission des recours de l’UMP. WITT/SIPA

Patrice Gélard. Le sénateur de Seine-Maritime est l’un des premiers personnages de la crise à l'UMP. Ce juriste, président de la Commission de l’organisation des opérations électorales (Cocoe) a été au centre de la polémique quand, dans la nuit du 18 au 19 novembre, il déclare la commission incapable de donner un résultat pour l’élection du président du parti. Proclamant Jean-François Copé vainqueur du scrutin le 19 novembre, il reconnaît quelques heures plus tard des irrégularités dans le scrutin, mais se déclare incapable de revenir sur la décision de la Cocoe, dirigeant les deux parties vers la commission des recours de l’UMP.

Publié le 29 Novembre 2012
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  • Patrice Gélard. Le sénateur de Seine-Maritime est l’un des premiers
personnages de la crise à l'UMP. Ce juriste, président de la Commission
de l’organisation des opérations électorales (Cocoe) a été au centre de la
polémique quand, dans la nuit du 18 au 19 novembre, il déclare la commission
incapable de donner un résultat pour l’élection du président du parti. Proclamant Jean-François Copé vainqueur du scrutin le 19 novembre, il reconnaît
quelques heures plus tard des irrégularités dans le scrutin, mais se déclare
incapable de revenir sur la décision de la Cocoe, dirigeant les deux parties
vers la commission des recours de l’UMP.
  • Yanick Paternotte (à droite de François Baroin). Le président de la commission des recours de l’UMP, instance
chargée des contestations liées à l’élection
du président de l’UMP, a été lui aussi au centre d’une polémique. Le député du
Val-d’Oise, connu pour son soutien à Jean-François
Copé et en attente d’un jugement qui pourrait le rendre inéligible, a été
récusé par le camp Fillon pour son manque d’impartialité supposé. Dans une
tentative de médiation, Alain Juppé lui a demandé de s’exclure volontairement
de la commission des recours, ce que Yanick Paternotte a refusé. La commission
a déclaré Jean-François Copé vainqueur de l’élection à la tête de l’UMP le 26
novembre. 
  • Jérôme Chartier. Député du Val-d’Oise, élu depuis 2002, il
est l’un des soutiens de François Fillon depuis 2007. Lui aussi est spécialiste
des questions de fiscalité et auteur d’un rapport sur la TVA. Pendant la
campagne, il a été nommé officiellement porte-parole de François Fillon et
comme son collègue Lionel Tardy, a porté la révolte des fillonistes sur tous
les plateaux de télé et dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
  • Lionel Tardy. Ce député de Haute-Savoie, à l’Assemblée nationale depuis
2007, a commencé par se faire un nom sur Twitter, où il est l’un des premiers
élus à gazouiller. Ce patron de PME de 46 ans est spécialiste de la fiscalité
des entreprises mais aussi l’un des seuls députés de la majorité de Sarkozy à
lutter contre le principe de la riposte graduée d’Hadopi. Mais le grand public
le découvre à l’occasion de la guerre Copé/Fillon. Ardent soutien de
l’ex-Premier ministre, il devient l’un de ses porte-parole de fait. Il est l’un
des premiers à évoquer la création d’un nouveau groupe parlementaire
filloniste.
  • Michèle Tabarot. Amie et soutien inconditionnel de Jean-François Copé, la
députée-maire du Cannet (Alpes-Maritimes) est LA femme qui compte dans
l’entourage du président contesté de l’UMP. Dans sa région, où elle a gagné
nombre de militants, elle est en concurrence directe avec
les fillonistes Eric Ciotti et Christian
Estrosi. C’est d’ailleurs dans sa ville qu’a été organisé l’un des derniers
grands meetings de campagne de Jean-François Copé.
  • Jérôme Lavrilleux

«Flingueur»  de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux
est son directeur de cabinet, et préfère de loin l’ombre à la lumière. Ancien
proche de Xavier Bertrand, avec qui il s’est
fâché, Jérôme Lavrilleux est apparu publiquement dans cette crise lors d’une
conférence de presse virulente où il a dénoncé, documents à l'appui, des
«bourrages d'urnes» à Nice (Alpes-Maritimes) et
«un système de vote parallèle» en Nouvelle-Calédonie. Au sein de l’UMP, son
talent d’organisateur est reconnu, ayant été directeur adjoint de la campagne
pour la présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Il a été décoré de l’ordre
national du mérite par l’ancien chef d’Etat en octobre. Dans cette crise,
Jérôme Lavrilleux sait qu’il sera le premier à être éjecté en cas de chute de
son champion Jean-François Copé.
  • Geoffroy Didier (à gauche) et Guillaume Peltier 

Ces trentenaire sarkozystes au style de premier de la classe sont les chefs de file du courant «Droite forte», avec Camille Bedin. Le courant est arrivé devant tous les autres lors de l’élection du 18 novembre. Clin d'œil à «La France forte», le slogan de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Guillaume Peltier (passé par le Front national avant de rejoindre l'UMP) et Geoffroy Didier sont à l’origine de propositions choc, telles l’interdiction du droit de grève pour les enseignants et la création d'une «Charte républicaine des musulmans de France». Au fait du buzz médiatique, ces jeunes pousses représentent les jeunes défenseurs de Jean-François Copé.
  • Camille Bedin. Jeune pousse de la «Génération Sarkozy», qui a grandi à
l’UMP sous l’ère Copé, Camille Bedin est secrétaire nationale de l’UMP chargée
de l’égalité des chances et déléguée des Jeunes populaires, le mouvement des
jeunes de l’UMP. Elle se crée un sillon avec le thème des banlieues en écrivant
«Pourquoi les banlieues sont de droite.» Chef de file de la «Droite forte», le courant «décomplexé» du parti également mené par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, Camille Bedin s’est affirmée depuis le début de la crise à l’UMP comme une
farouche partisane de son champion Jean-François Copé.
  • Valérie Debord et Sébastien Huyghe

Issue des rangs UDF, l’ex-étoile montante de l’UMP Valérie
Debord a été députée de Meurthe-et-Moselle de 2007 à juin 2012. Découverte à la
faveur de la campagne pour la réélection de Nicolas Sarkozy, où elle a assuré le poste de porte-parole bis, elle est
depuis le début de la crise à l’UMP l’un des fervents soutiens de Jean-François Copé,
toujours prête à dégainer sur Twitter.

Venant du Pas-de-Calais, élu député du Nord en 2002 et réélu
depuis, Sébastien Huyghe fait partie de la génération des jeunes députés
sarkozystes proches de Jean-François Copé. Friand des médias et pas avare d’éléments de langage, il a parfois assuré durant
la campagne pour la réélection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée le rôle de
flingueur, pointant alors des liens entre Dominique Strauss-Kahn et le candidat
socialiste François Hollande. Depuis le début de la crise à l’UMP, Sébastien
Huyghe s’est plusieurs fois accroché publiquement avec le député filloniste
Lionel Tardy.
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