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L'affaire Bourgi

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Jacques Foccart Pilier de la «Françafrique», il était conseiller de Jacques Chirac pour les affaires africaines avant que Robert Bourgi ne lui succède. Ce dernier le considère comme son «maître» et indique qu’il est celui qui a mis en place les pratiques occultes avec les chefs d’Etat africains. Il est décédé en 1997.
Robert Bourgi
Avocat, ancien conseiller de Jacques Chirac puis de Dominique de Villepin, il affirme que ces deux derniers ont reçu un financement occulte de chefs d’Etat africains pour la campagne présidentielle de 2002. Proche de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la légion d’honneur en septembre 2007, il assure que le chef de l’Etat n’est pas impliqué dans l’affaire. B. BISSON / JDD / SIPA

Robert Bourgi Avocat, ancien conseiller de Jacques Chirac puis de Dominique de Villepin, il affirme que ces deux derniers ont reçu un financement occulte de chefs d’Etat africains pour la campagne présidentielle de 2002. Proche de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la légion d’honneur en septembre 2007, il assure que le chef de l’Etat n’est pas impliqué dans l’affaire.

Publié le 12 Septembre 2011
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  • Robert Bourgi
Avocat, ancien conseiller de Jacques Chirac puis de Dominique de Villepin, il affirme que ces deux derniers ont reçu un financement occulte de chefs d’Etat africains pour la campagne présidentielle de 2002. Proche de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la légion d’honneur en septembre 2007, il assure que le chef de l’Etat n’est pas impliqué dans l’affaire.
  • Jacques Foccart
Pilier de la «Françafrique», il était conseiller de Jacques Chirac pour les affaires africaines avant que Robert Bourgi ne lui succède. Ce dernier le considère comme son «maître» et indique qu’il est celui qui a mis en place les pratiques occultes avec les chefs d’Etat africains. Il est décédé en 1997.
  • Jacques Chirac
Pour Robert Bourgi, c’est le président de la République qui lui a demandé, le jour de l’enterrement de Jacques Foccart en 1997, d’initier Dominique de Villepin aux pratiques occultes et de «reprendre le flambeau» avec lui. Il a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.
  • Dominique de Villepin
Il est secrétaire général de l’Elysée en 1997, date à laquelle Bourgi l’accuse d’avoir commencé à se charger de récupérer les dollars africains, dissimulés dans des mallettes, des sacs, voire des djembés. L’avocat affirme que DDV a continué à gérer les affaires quand il est devenu ministre des Affaires étrangères, avant de les faire cesser en 2005: «L’argent de Sassou, de Bongo, de tous les Africains, sent le soufre. C’est fini.» Aujourd’hui, il dénonce des «fariboles» et compte porter plainte contre Bourgi.
  • Éric Woerth
Il était trésorier de la campagne de Jacques Chirac pour la présidentielle en 2002. Interrogé par Pierre Péan, il a nié avoir été au courant de ces pratiques.
  • Pierre Péan
Ce journaliste d’investigation publie La République des mallettes. Dans le cadre de cet ouvrage consacré au rôle d’un proche de Villepin, Alexandre Djouhri, il a interrogé Robert Bourgi. Mais pour l’auteur, les pratiques occultes n’ont pas cessé avec le départ de DDV.
  • Nicolas Sarkozy
L’affaire des mallettes aurait pris fin à l’initiative de Dominique de Villepin, à en croire Robert Bourgi. Mais pour Pierre Péan et d’anciens conseillers de Jacques Chirac, les pratiques se sont poursuivies avec Nicolas Sarkozy comme interlocuteur.
  • Alain Juppé Il est l’ancien secrétaire général d’un groupe de réflexion de chiraquiens, le Club 89, dont Robert Bourgi était membre, et dont ce dernier affirme que le loyer, ainsi que les salaires des permanents, étaient payés par «l’argent de Bongo». Pour Bourgi, «Alain Juppé, ne pouvait pas l’ignorer».
  • Laurent Gbagbo
Le président déchu de la Côte d’Ivoire est cité par Bourgi parmi les chefs d’Etat africains à avoir financé la campagne de 2002. L’ancien numéro 2 du régime ivoirien, Mamdou Koulibaly, a confirmé, avançant la somme d’«environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d'euros) transportés d'Abidjan vers Paris par valise».
  • Abdoulaye Wade
Le président sénégalais, également cité dans cette affaire, nie en bloc. «C'est faux, archi-faux, totalement faux, dénué de tout fondement», s’est indigné un porte-parole de la présidence.
  • Blaise Compaoré
Le président du Burkina Faso est également cité par Robert Bourgi, qui raconte qu’après avoir récupéré des djembés remplis de billets, Dominique de Villepin se serait plaint «Blaise déconne, c’est encore des petites coupures!»
  • Denis Sassou Nguesso
Le président du Congo-Brazzaville aurait participé au financement occulte, selon Robert Bourgi. C’est même son nom, comme celui d’Omar Bongo, qui aurait été cité par Villepin pour mettre fin aux pratiques en 2005, prétextant que son argent sentait «le soufre».
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