François Fillon et Jean-François Copé, le 26 mai 2012, à Paris.
François Fillon et Jean-François Copé, le 26 mai 2012, à Paris. - R. Duvignau/ REUTERS

Au Touquet, Anne-Laëtitia Béraud

De notre envoyée spéciale,

La station balnéaire chic du Touquet (Pas-de-Calais) a tinté ce week-end au son du Campus UMP, l’université d’été du parti. Si les militants n’ont pas rempli la grande salle du complexe sportif de la ville, tous les prétendants à la présidence de l’UMP ont fait le trajet. Avec des stratégies différentes. Quand Bruno Le Maire et Henri Guaino ont délivré des discours plus ou moins passionnés devant un parterre de 200 militants, François Fillon a organisé une «visite surprise» samedi midi, lui qui a limité jusqu’ici ses déplacements pour assurer sa convalescence.

Partageant un pique-nique sous le soleil, l’ancien Premier ministre a affirmé qu’il n’y a que des «amis» à l’UMP. Il n’a néanmoins pas eu l’occasion de rencontrer son ami et rival Jean-François Copé, arrivé en fin d’après-midi sous les cris de «Copé président» et une haie d’honneur. Devant une salle soudainement remplie qui a assuré la claque, le secrétaire général du parti a engagé une longue diatribe contre la présidence Hollande. Nathalie Kosciuko-Morizet, elle aussi candidate, avait lancé quelques minutes auparavant un appel aux parrainages.

Claque contre «visite surprise»

Le dimanche, Xavier Bertrand, pour qui «le moment n’est pas encore venu de dire [s]es intentions» sur une possible candidature, a entrepris lui aussi une entreprise de séduction en direction des militants. Appelant à «une profonde réforme» du parti, l’ancien secrétaire général du parti a dégainé l’une de ses propositions, afin de donner la priorité aux adhérents locaux pour les investitures.

Rappelant qu’«à droite, on cicatrise moins bien qu’à gauche», Xavier Bertrand a lui aussi appelé au sens de l’unité du parti. Un parti qu’il ne serait visiblement pas contre de présider à nouveau. Réponse le 16 septembre prochain, pour le possible «troisième homme» de la campagne, à deux jours du dépôt officiel des parrainages à l’UMP.