Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly s'est dit jeudi "favorable" au contrat de génération tel que présenté par le gouvernement, tout en souhaitant que les négociations permettent d'éviter les "effets d'aubaine".
Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly s'est dit jeudi "favorable" au contrat de génération tel que présenté par le gouvernement, tout en souhaitant que les négociations permettent d'éviter les "effets d'aubaine". - Bertrand Guay afp.com

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Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly s'est dit jeudi "favorable" au contrat de génération tel que présenté par le gouvernement, tout en souhaitant que les négociations permettent d'éviter les "effets d'aubaine".

"On est favorable à cette mécanique qui va être négociée (...) on veut essayer de garantir le plus possible qu'il n'y ait pas d'effet d'aubaine, qu'il y ait du tutorat", a-t-il indiqué sur RMC et BFM-TV.

"Dans les (entreprises) de plus de 300 (salariés), il va falloir qu'on renégocie les accords seniors en intégrant l'embauche de jeunes, qui plus est en CDI, donc il faut travailler sur le tutorat, c'est une piste intéressante", a-t-il ajouté.

Le projet de contrat de génération visant un double objectif (embauche de jeunes en CDI et maintien des seniors en activité) réserve les aides aux entreprises de moins de 300 salariés.

Au-delà de 300 salariés, il prendra la forme d'un accord collectif qui devra être conclu avant le 30 septembre 2013, sous peine de sanctions (baisse des allégements de cotisations sur les bas salaires et pénalité).

Interrogé sur le traité budgétaire européen, M. Mailly a réaffirmé son intention de "s'adresser aux députés et sénateurs en expliquant pourquoi nous sommes contre".

"A partir du moment où on s'enferme dans un cadre européen de ce type, après il en découle +pour être plus compétitif, il faut réduire le coût du travail+, c'est l'une des conséquences", a poursuivi le leader de FO.

Concernant les futures négociations sur la sécurisation de l'emploi, Jean-Claude Mailly a indiqué qu'il "ne voyait pas sur quoi on peut encore mettre" de la flexibilité, comme le réclame le patronat. Il a insisté sur ses "demandes en matière de précarité".