Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé dimanche sur radio J que le contrat de travail "n'est plus un contrat stable" et qu'il fallait "revoir cela" avec les partenaires sociaux pour "donner plus de sécurité de l'emploi".
Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé dimanche sur radio J que le contrat de travail "n'est plus un contrat stable" et qu'il fallait "revoir cela" avec les partenaires sociaux pour "donner plus de sécurité de l'emploi". - Eric Piermont afp.com

avec AFP

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé dimanche sur radio J que le contrat de travail «n'est plus un contrat stable» et qu'il fallait «revoir cela» avec les partenaires sociaux pour «donner plus de sécurité de l'emploi». Il a par ailleurs estimé que «faire peser sur le seul travail» le financement de la protection sociale n'était pas «la bonne manière de faire» et qu'il fallait «trouver autre chose».

«Aujourd'hui, le contrat de travail n'est plus un contrat stable, n'a plus aucun sens, c'est complètement détourné: les CDD, les missions d'intérim, les ruptures conventionnelles utilisées de manière extrêmement libérale. Tout cela fait qu'il y a une insécurité dans l'emploi», a affirmé le ministre du Travail.

«Permettre une adaptation en terme d'organisation du travail»

«Il faut revoir cela pour donner plus de sécurité dans l'emploi. Il y a du temps partiel totalement imposé aux gens. Tout ceci doit être abordé par les partenaires sociaux. Cela doit être limité au strict minimum nécessaire», a-t-il ajouté.

Mais, pour Michel Sapin, «de l'autre côté», les entreprises doivent aussi «pouvoir s'adapter» aux nouvelles donnes économiques. «Il faut permettre une adaptation en terme d'organisation du travail, en terme de localisation de l'emploi, aussi en terme de quantité d'emplois», a estimé le ministre, choisissant, à l'instar du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de parler d'«adaptation» plutôt que de «flexibilité».

«Je ne sais pas ce que c'est que la flexibilité, je sais ce que cela veut dire dans la bouche de certains, cela veut dire qu'il faut que les salariés courbent l'échine», a-t-il lancé. «Eh bien non, c'est la possibilité pour chacun de sécuriser l'emploi du salarié, comme l'emploi dans l'entreprise», a-t-il dit.

Le gouvernement doit transmettre le 10 septembre aux partenaires sociaux un document d'orientation qui lancera cette négociation sur la sécurisation de l'emploi, qui s'annonce difficile.