Le vote du traité sera "un test de la capacité de la majorité à se rassembler sur des sujets essentiels", a jugé dimanche le ministre aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, pour qui les élus récalcitrants affaibliront "l'ambition de transformation de l'Europe" de François Hollande.
Le vote du traité sera "un test de la capacité de la majorité à se rassembler sur des sujets essentiels", a jugé dimanche le ministre aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, pour qui les élus récalcitrants affaibliront "l'ambition de transformation de l'Europe" de François Hollande. - Georges Gobet afp.com

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Le vote du traité sera «un test de la capacité de la majorité à se rassembler sur des sujets essentiels », a jugé dimanche Bernard Cazeneuve, invité du grand jury Europe 1/iTélé/le Parisien/Aujourd'hui en France. «Ne pas se rassembler autour de l'ambition de transformation de l'Europe du Président de la République, c'est nous affaiblir », a-t-il ajouté.

Menace sur l’aile gauche

Ce rassemblement «n'est pas gagné», a reconnu le ministre, alors que des élus écologistes ou de la gauche du PS menacent de s'abstenir ou de voter contre le traité lorsqu'il sera soumis au Parlement début octobre.

«Si vous voulez que nous allions plus loin dans la croissance, dans la remise en ordre de la finance, dans la solidarité économique et monétaire, ne compromettez pas la première étape et ne créez pas une crise supplémentaire », a-t-il lancé à ces parlementaires. «Si vous voulez la suite, consolidez ce que nous avons déjà obtenu».

Interrogé sur les dissensions ces dernières semaines au sein du gouvernement et de la majorité, Bernard Cazeneuve a appelé tous ceux qui ont des responsabilités à «serrer les rangs» et à se concentrer sur l'essentiel.

«Problème de perception»

«La politique ne peut être un exercice narcissisant dans la crise, la parole doit être utile, maîtrisée, tout le reste est dérisoire», a-t-il dit.

Concédant un «problème de perception» de l'action du gouvernement par l'opinion, il a appelé à «davantage de pédagogie».

Bernard Cazeneuve a enfin jugé que la polémique autour du choix de la banque Lazard comme conseil pour la future banque publique d'investissement était une «querelle pitoyable et minable».