Najat Vallaud-Belkacem: «Des résultats visibles dans les tout prochains mois»

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Publié le 31 août 2012.

INTERVIEW – Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre des Droit des Femmes évoque pour «20 Minutes» la rentrée chargée du gouvernement...

François Hollande dévisse dans les sondages. N’a-t-il pas été trop attentiste cet été?

Non. Nous ne ferons pas comme le gouvernement précédent qui naviguait au gré des sondages. Il ne faut pas confondre le thermomètre et la boussole. Les Français sont inquiets et impatients face à la crise. L’éclaircie viendra des mesures urgentes déjà adoptées mais aussi de réformes structurelles qui prennent du temps. La  méthode Hollande, ce n’est pas la concertation pour la concertation. C’est la concertation pour l’action. Et dès que nous avons l’occasion d’accélérer, nous le faisons. C’est pourquoi nous avons avancé la session extraordinaire du Parlement. Nos résultats seront visibles dans les tout prochains mois.

La gauche du PS et la CGT, qui appelle à manifester, trouvent cela insuffisant…

Tout est toujours perfectible. Mais nous avons fait en trois mois plus que ce que l’ancien gouvernement a fait en cinq ans, notamment pour le pouvoir d’achat. Notre chemin ne s’arrête pas au bout de trois mois.

Baisser le prix du carburant de 3 à 6 centimes, n’est-ce pas un coup d’épée dans l’eau?

Au cours de la campagne, on avait parlé d’un blocage des prix. On est allé plus loin en les baissant. C’est la réponse à l’urgence sociale mais nous travaillons sur le long terme, en développant les véhicules électriques, les transports en commun.

Les écologistes ne sont pas convaincus par la mesure. Est-ce compliqué de gouverner avec eux?

Si nous sommes au gouvernement ensemble, c’est que nous voulons travailler ensemble.

Même sur le traité européen?

Grâce à François Hollande, l’Europe a été réorientée avec le pacte pour la croissance et l’emploi de 120 milliards d’euros, la taxe sur les transactions financières... Il y a un travail de conviction à mener auprès de l’opinion et de nos partenaires politiques.

Le Premier ministre veut alléger le coût du travail en réformant le financement de la protection sociale. La hausse de la CSG est-elle une option privilégiée?

Il n’y a pas de tabou, il faut tout mettre sur la table. Nous allons saisir le Haut Conseil du financement de la protection sociale, qui présentera ses conclusions début 2013. Notre boussole, c’est la justice sociale et l’efficacité économique.

La croissance sera probablement revue à la baisse. L’objectif de revenir à moins de 3% de déficit en 2013 est-il toujours pertinent?

L’objectif sera tenu. C’est la condition pour que la France ne soit pas entre les mains des marchés. Si l’on renonce à cet objectif, on perd cette crédibilité budgétaire qui nous permet d’emprunter aujourd’hui à des taux négatifs et on creuse notre dette.

Comment atteindre cet objectif?

On est train de préparer la loi de finances 2013. Les efforts seront répartis en fonction de la capacité de contribution des ménages comme des entreprises.

Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, a créé la polémique mercredi en déclarant au magazine Polka: «si la presse abandonne la qualité, il n’y aura plus de différence entre les journaux, les magazines payants et la presse gratuite, notamment sur le Net où rien n’est éditorialisé». Partagez-vous son analyse?

Je n’ai pas de jugement à porter sur la qualité éditoriale de la presse car elle est libre et indépendante.

Propos recueillis par Maud Pierron et Alexandre Sulzer
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