Candidat à la tête de l'UMP, Fillon veut un projet avec des «réformes radicales»

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Publié le 22 août 2012.

POLITIQUE - L'ex-Premier ministre fait sa rentrée politique...

Fin des 35 heures par la négociation, indemnisation chômage liée à la formation, fusion départements-régions, le candidat à la présidence de l'UMP François Fillon estime dans Le Point à paraître jeudi que l'opposition doit porter un projet avec «des réformes radicales».

«Ce qui m'a déterminé« à briguer la présidence de l'UMP lors du congrès de novembre, «c'est la gravité de la situation, qui appelle au rassemblement le plus large possible des Français autour d'un projet radical de réformes (...) C'est ça ou le déclin», explique l'ancien Premier ministre (2007-2012), qui insiste sur le «déclassement» de la France et de l'Europe.

Sur la suppression des 35 H, François Fillon estime qu'«il faut maintenant poser la question sans tabou», en donnant «la possibilité de négocier le temps de travail entreprise par entreprise, dans la limite de la législation européenne» qui fixe le maximum à 48 H, heures supplémentaires incluses.

Il reprend des idées de Nicolas Sarkozy

Autre chantier, «l'augmentation du temps de travail dans les fonctions publiques», avec un «geste sur les salaires». François Fillon juge qu'«il faut poser la question du temps de travail des enseignants, trop faible».

Concernant le coût du travail, François Fillon estime qu'«il faut transférer une partie du financement de la protection sociale à la consommation», en évoquant une «TVA compétitivité», puis une réforme complète de l'indemnisation chômage.

«Nicolas Sarkozy avait proposé durant la campagne, et je le reprends à mon compte, que chacun se voie proposer une formation. Je vais plus loin: l'indemnisation doit être liée à la formation, et non au chômage», estime-t-il.

Sur les collectivités territoriales, «comme la situation des comptes publics ne peut que s'aggraver, il faudra bien opter pour une voie plus radicale, et fusionner départements et régions», poursuit François Fillon.

L'ex-opposant au traité de Maastricht, en 1992, estime qu'«il faudra concéder de nécessaires partages de souveraineté pour refonder l'Europe», avec une zone euro dotée d'«un véritable gouvernement économique».

Selon François Fillon, la Banque centrale européenne «doit, elle, devenir prêteur en dernier ressort» pour stabiliser «le noyau dur de l'euro». L'ancien Premier ministre préconise aussi «l'instauration de 1 ou 2 points de TVA aux frontières de l'Union».

© 2012 AFP
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