Jean-François Copé, qui officialisera dimanche sa candidature à la présidence de l'UMP dont il est le secrétaire général, a jugé mardi "indispensable" un débat entre ceux qui se disputeront ce poste.
Jean-François Copé, qui officialisera dimanche sa candidature à la présidence de l'UMP dont il est le secrétaire général, a jugé mardi "indispensable" un débat entre ceux qui se disputeront ce poste. - Philippe Marini afp.com

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Jean-François Copé, qui officialisera dimanche sa candidature à la présidence de l'UMP dont il est le secrétaire général, a jugé mardi "indispensable" un débat entre ceux qui se disputeront ce poste.

"Je suis très favorable de manière générale à ce qu'il y ait des débats publics", "je pense que cela sera vraiment indispensable, quels que soient les candidats, une fois que ceux-ci ont reçu les parrainages", a déclaré le député-maire de Meaux sur BFMTV-RMC. Les deux médias ont immédiatement repris la balle au bond et lancé une invitation pour ce futur rendez-vous.

Dans l'entourage de François Fillon, interrogé par l'AFP, on se déclare favorable à un tel débat, même si on se dit "agacé" par le fait que ce soit Jean-François Copé qui le propose.

"A quel titre fait-il cette suggestion, en tant que secrétaire général ou comme futur candidat? On ne le sait pas... La double casquette dont dispose Jean-François Copé commence à devenir gênante, c'est pourquoi nous demandons qu'il abandonne son poste de secrétaire général quand il sera candidat", ajoute-t-on de même source.

Sur les modalités du débat, l'entourage de François Fillon estime qu'il pourrait se tenir "à la mi-octobre", pendant la campagne officielle. Mais on insiste aussi sur le fait qu'il devrait avoir lieu "à huis-clos, devant les militants UMP, et (être) diffusé sur le site internet du parti". "On ne voit pas pourquoi il devrait être retransmis à la télévision, ce ne sont pas les Français qui votent, mais les militants", ajoute-t-on de même source.

Bruno Le Maire, autre candidat à la direction du principal parti d'opposition, s'était déjà dit favorable à un tel débat qui, dit-on dans l'entourage de M. Copé, serait inédit à l'UMP.

L'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la présidence de l'UMP, a jugé elle mardi que l'organisation centralisée de ce parti, adaptée à la présidentielle, se révélait "absurde" pour des municipales, une échéance essentielle pour la droite à ses yeux.