Candidat à la présidence de l'UMP, Le Maire propose son "pacte économique"

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Publié le 20 août 2012.

Redéfinition du rôle de l'Etat, réduction des dépenses publiques, "sortir une bonne fois pour toutes" des 35 heures : Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, publie lundi son "nouveau pacte économique".

Selon l'ancien ministre de l'Agriculture, il faut ouvrir le débat sur le rôle de l'Etat, qui "ne peut plus être le grand ordonnateur de notre économie".

"Il ne peut pas promettre le contrôle des prix du gaz ou du pétrole, qui lui échappe. Il ne peut pas interdire les licenciements en situation de crise, ou il menacera la survie de groupes entiers", écrit-il dans ce texte diffusé lundi sur son site internet.

Bruno Le Maire s'était distingué par une approche beaucoup plus interventionniste en juillet dernier quand il avait demandé au gouvernement d'"interrompre immédiatement" le projet de fermeture du site d'Aulnay (Seine-Seint-Denis) de PSA Peugeot-Citroën.

Selon le député de l'Eure, 43 ans, "le deuxième principe doit être la réduction de nos dépenses publiques et le retour à l'équilibre budgétaire".

"Supprimer un niveau d'administration publique, réduire les dépenses des collectivités publiques, faire des économies sur la dépense sociale, traquer les fraudes, autant de nécessités pour préserver la solidarité à laquelle nous sommes tous attachés", explique M. Le Maire. Au passage, il dénonce la suppression par le gouvernement de la franchise de 30 euros pour l'aide médicale d'Etat (AME) aux sans-papiers à faibles ressources.

L'ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon (2005-2007) plaide aussi pour une réforme "en profondeur" de l'assurance chômage, pour "sortir une bonne fois pour toutes et par la négociation du carcan des 35 heures" et pour une "simplification des règles et des normes", notamment dans le droit du travail.

"Nous ne pouvons pas maintenir un système de contrats qui protège les salariés correctement formés et situés dans une tranche d'âge entre 30 et 55 ans, en laissant les autres se battre avec des contrats précaires", déclare-t-il.

"La France ne réussira en Europe et dans le monde que si elle change de culture économique et sociale", conclut l'ancien ministre. "Elle doit surtout sortir de la culture du conflit" pour "forger des compromis durables".

© 2012 AFP
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