Les soutiens de Fillon à la «conquête» de l'UMP en grimpant le mont Mézenc

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Publié le 19 août 2012.

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Sans leur leader, en repos forcé après une fracture à la cheville, les lieutenants du candidat à la présidence de l'UMP François Fillon, emmenés par Laurent Wauquiez, ont occupé le terrain dimanche en grimpant le mont Mézenc (Haute-Loire) devant les caméras.

Ce devait être sa rentrée politique, une semaine avant Jean-François Copé, son futur rival dans la course pour diriger l'UMP. Mieux, en arpentant le mont Mézenc, comme avant lui François Mitterrand la roche de Solutré, François Fillon pouvait jouer des symboles et se donner de la hauteur.

"Gravir la montagne, c'était le symbole que le congrès allait être une longue marche et qu'il partait à la conquête du parti", a expliqué Valérie Pécresse, alors qu'un sondage Ifop-JDD a encore donné une large avance à l'ancien Premier ministre sur le secrétaire général de l'UMP (48% contre 24%, sur un échantillon de 400 sympathisants).

Mais fin juillet, François Fillon s'est fracturé la cheville dans un accident de scooter sur l'île de Capri, en Italie.

Résultat, l'ancien Premier ministre se retrouve en repos forcé dans la Sarthe et c'est son trio de soutiens les plus en vue, l'élu de Haute-Loire Laurent Wauquiez, Eric Ciotti et Valérie Pécresse, qui occupe le terrain.

Sa fillette sur les épaules, M. Wauquiez, assure que cette marche rocailleuse d'une heure trente aller-retour, c'est "le symbole de la reconquête, dans la sérénité et la détermination". "En politique, il faut toujours savoir mouiller la chemise", ajoute-t-il au sommet du mont, à quelque 1.700 mètres d'altitude.

Trio hétéroclite

"Aujourd'hui, la question majeure pour les Français, ça va être le chômage", lance Mme Pécresse, ancienne ministre du Budget, "et pour cela il faudra du courage, de l'esprit de réforme, de l'expérience et de l'expérience internationale".

"Cette expérience, il y a deux personnes en France qui l'ont: Nicolas Sarkozy et François Fillon", assure-t-elle.

L'ancien président de la République reste une référence, d'autant que le sondage Ifop-JDD montre une certaine nostalgie des sympathisants, qui sont 53% à vouloir Nicolas Sarkozy comme candidat à la présidentielle de 2017.

"Le bilan de Nicolas Sarkozy, c'est aussi celui de François Fillon", relève Laurent Wauquiez, pour qui l'ancien Premier ministre "saura diriger l'UMP en la rassemblant, pas de façon clanique".

Le rassemblement, c'est ce que veut justement incarner ce trio de lieutenants, né dans la foulée de la candidature de M. Fillon début juillet.

Avec Valérie Pécresse, issue des rangs chiraquiens et élue dans les Yvelines, Laurent Wauquiez, champion autoproclamé des classes moyennes et de la lutte contre l'"assistanat" et Eric Ciotti, figure de la droite musclée des Alpes-Maritimes, ces trois soutiens sont censés montrer que l'ancien Premier ministre parvient à capter diverses sensibilités, loin d'incarner une droite un peu molle.

"François Fillon a toujours exprimé la force de l'autorité républicaine", a lancé Eric Ciotti, rappelant qu'il avait été à l'origine de la loi sur la suspension des allocations familiales pour les parents d'élèves absentéistes. Une manière de montrer que Jean-François Copé n'a pas le monopole de la droite décomplexée.

La rentrée de François Fillon aura lieu dimanche prochaine, dans la Sarthe. Le même jour que Jean-François Copé, qui devrait officialiser sa candidature à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Le congrès de l'UMP aura lieu en novembre.

© 2012 AFP
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