Syrie: Hollande souligne la «recherche obstinée» d'une solution politique

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Publié le 12 août 2012.

DIPLOMATIE - Le chef de l'Etat a répondu samedi aux critiques en marge de l'hommage rendu au major Frank Bouzet, tué mardi en Afghanistan...

Paris recherche de façon «obstinée» une solution politique en Syrie, a souligné samedi François Hollande, répondant implicitement à ceux qui le taxent d'«attentisme», lors d'un hommage en Isère au 88e soldat français mort en Afghanistan.

Saluant, lors d'une cérémonie à Varces pour laquelle il a interrompu ses vacances à Brégançon (Var), l'engagement du major Franck Bouzet tué en Kapisa, le chef de l'Etat a rappelé l'action de la France, qui a déployé un hôpital de campagne en Jordanie, «au plus près de la frontière» syrienne.

Il s'agit, a-t-il spécifié, de «venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants qui font face à une répression menée par un régime qui n'est plus animé que par la seule peur de sa propre fin».

Le président a rappelé entre les lignes le blocage du Conseil de sécurité par deux de ses membres permanents, Russie et Chine: «En Afghanistan, comme dans d'autres régions du monde», les forces françaises agissent «à chaque fois sous le mandat des Nations unies». Paris, a-t-il encore dit, est engagé dans la «recherche obstinée d'une solution politique en Syrie».

Hommage au major tué en Afghanistan

Ces propos n'ont pas tari les critiques de l'UMP, dont deux membres, l'ex-ministre Frédéric Lefebvre et l'eurodéputé Philippe Juvin, lui ont enjoint d'agir illico. «Polémique de bas étage» a réagi le numéro un PCF Pierre Laurent dans le JDD tout en appelant la France à «reprendre l'initiative».

Accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le chef de l'Etat et des armées s'exprimait devant les proches du major, sa femme et ses trois enfants, 500 de ses compagnons d'armes et de nombreux anciens combattants.

Le major a été tué mardi lors d'un violent accrochage en Kapisa, province où d'incessants combats opposent forces françaises et afghanes aux insurgés. «Ce sous-officier de 45 ans rejoint la longue et glorieuse cohorte de nos hommes tombés au champ d'honneur», a dit François Hollande, saluant aussi l'infirmier grièvement blessé en tentant de le secourir.

De l'ex-Yougoslavie à la Côte d'Ivoire, le major a combattu «au nom des valeurs et des principes» de la France, a déclaré le chef de l'Etat devant le cercueil du sous-officier disposé au centre de la place d'armes du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces.

«Mission accomplie»

François Hollande a réaffirmé que la mission des forces françaises était achevée en Afghanistan. «Nous avions un but, un seul: permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie».

Le président a confirmé le calendrier du retrait français anticipé: au 31 août, «650 soldats seront rentrés, ils seront 2.000 d'ici à la fin de l'année».

Les quelque 1.400 qui resteront auront pour principale mission de continuer «à former et à accompagner l'Armée nationale afghane pour assurer la souveraineté de ce pays».

Le retrait d'Afghanistan est plébiscité par 75% des Français qui repoussent en revanche majoritairement, à 61%, l'idée d'une intervention militaire française en Syrie, selon deux sondages Ifop publiés samedi.

Avec AFP
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