Le MoDem est "disponible pour élargir l'équipe gouvernementale", déclare son vice-président, Robert Rochefort, dans une interview au quotidien La Croix à paraître lundi, estimant que "c'est dans l'intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe".
Le MoDem est "disponible pour élargir l'équipe gouvernementale", déclare son vice-président, Robert Rochefort, dans une interview au quotidien La Croix à paraître lundi, estimant que "c'est dans l'intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe". - Bertrand Langlois afp.com

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Le MoDem est «disponible pour élargir l'équipe gouvernementale», déclare son vice-président, Robert Rochefort, dans une interview au quotidien La Croix à paraître lundi, estimant que «c'est dans l'intérêt de la France que François Hollande élargisse son équipe». «Il est possible de faire un bout de chemin avec l'équipe de François Hollande.»

«Nous sommes la première pièce politique disponible pour son élargissement», dit ce proche de François Bayrou. «Les possibilités sont là, il faut juste que François Hollande exorcise sa peur de mécontenter Jean-Luc Mélenchon», ajoute-t-il.

«Il faut avoir des gestes d'ouverture»

Selon Robert Rochefort, «François Mitterrand avait compris que gagner à gauche ne suffisait pas, il faut avoir des gestes d'ouverture». «Le casting gouvernemental de François Hollande est en décalage avec l'élan antisarkozyste qui l'a poussé au pouvoir», poursuit l'eurodéputé, une manière de dire que le MoDem a participé à cet élan. Pour lui, «la dureté de la situation économique impose une démarche d'ouverture».

François Hollande «est peut-être trop jospinien et pas assez mitterrandien, car il a l'air de considérer qu'il suffit de réconcilier les courants du PS pour restaurer la confiance nationale».

Le responsable centriste place au rang des satisfactions sur les débuts de François Hollande son style, «en rupture avec la façon d'exercer le pouvoir très clivante de Nicolas Sarkozy», et sa façon de gérer les questions internationales, «plus productive que les postures à la Zorro» de l'ex-président.

Pas de regret quant à la décision de Bayrou de voter Hollande

En revanche, il juge insuffisante la politique concernant le redémarrage de la croissance économique. «Il faut que le chantier soit ouvert sur tous les pans de l'économie», dit-il, qualifiant la posture du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de «trop littéraire, trop proclamatoire».

Enfin, il ne regrette «pas du tout» la décision de François Bayrou de voter François Hollande, «même si le coût a été extrêmement élevé politiquement». «Si nous n'avions pas fait ce choix, certains auraient dit que nous avions été achetés par l'UMP», assure-t-il, critiquant toutefois «le comportement politicien brutal et sectaire du PS» qui a maintenu un candidat face au président du MoDem, battu aux dernières législatives dans son fief des Pyrénées-Atlantiques.