Le président du groupe EELV (écologiste) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a descendu en flèche l'action du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui l'"inquiète" et donne "l'impression qu'il est encore dans l'opposition, parfois".
Le président du groupe EELV (écologiste) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a descendu en flèche l'action du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui l'"inquiète" et donne "l'impression qu'il est encore dans l'opposition, parfois". - Joel Saget afp.com

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Le président du groupe EELV (écologiste) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a descendu en flèche l'action du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui l'«inquiète» et donne «l'impression qu'il est encore dans l'opposition, parfois».

«Je ne suis pas convaincu par le style d'Arnaud Montebourg. Quelque part il m'inquiète parce qu'il fait la tournée des entreprises en disant: je vais résoudre les problèmes par la volonté et le verbe», a déclaré le sénateur écologiste sur BFMTV-RMC.

«Je ne veux pas jeter la pierre à telle ou telle façon de communiquer de tel ou tel ministre, mais dire aux industries françaises: restons entre nous, protégeons nous, cela ne va pas marcher», a poursuivi Jean-Vincent Placé, selon qui «les discours des responsables français commencent à avoir une porosité très forte avec ceux du FN sur les questions d'immigration, mais aussi sur la question d'une forme de protectionnisme national».

«On a l'impression qu'il est encore dans l'opposition»

«Je salue les avancées» du plan automobile présenté par Arnaud Montebourg le 25 juillet. «Mais aller raconter qu'avec un plan comme ça on va résoudre les problèmes de l'automobile, il faut faire attention à ne pas raconter n'importe quoi», a-t-il poursuivi.

Jean-Vincent Placé a aussi contredit le ministre du Redressement productif quand il a déclaré mardi à l'Assemblée que le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) allait revoir l'attribution du marché de son centre d'appels, remporté par un prestataire implanté au Maroc.

«La réponse n'est pas de revenir là dessus, mais de revoir ce qui est possible ponctuellement sur ce sujet, et il faut changer le code des marchés», avec des «normes sociales et environnementales», a-t-il dit, ajoutant sur Arnaud Montebourg: «On a l'impression qu'il est encore dans l'opposition parfois».

Sur le gaz de schiste, «les réponses de Delphine Batho (ministre de l'Ecologie) me vont très très bien, Jean-Marc Ayrault a été très clair, et c'est pour cela que je ne comprends pas qu'Arnaud Montebourg dit qu'il veut rouvrir le débat, alors que Delphine Batho dit qu'il est clos».