Automobile: François Hollande assure le service après vente du gouvernement

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Publié le 28 juillet 2012.

POLITIQUE - En compagnie de deux ministres, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, le président de la République a visité l’entreprise Valeo, dans les Yvelines...

Deux jours après l’annonce du plan de soutien du gouvernement à l’industrie automobile, François Hollande s’est rendu sur le terrain pour assurer le SAV. Pensée mercredi, cette visite a été calibrée par l’Elysée en moins de 48 heures. Le lieu visité n’a pas été choisi au hasard. Valeo, équipementier qui consacre 20% de ses dépenses à la recherche et au développement, est une entreprise innovante qui dégage des bénéfices. «J’ai ressenti ici une grande fierté du personnel. C’est cette confiance que nous devons transmettre à l’ensemble du pays», a expliqué le chef de l’Etat qui a reçu comme cadeau un phare de voiture. Ce qui l’a visiblement inspiré: «Je ne sais pas comment je vais l’allumer dans mon bureau de l’Elysée. Mais le rôle d’un homme politique investi par les Français est également d’éclairer l’avenir.»

Une métaphore déjà évoquée à son arrivée lorsque le président de la République a été accueilli par le PDG de Valeo Jacques Aschenbroich:

 

Flanqué de deux ministres, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, François Hollande a visité l’entreprise, observé une voiture se garer toute seule, discuté avec des ingénieurs. Avant d’assurer longuement la promotion du plan concocté par le ministre du Redressement productif qui favorise justement les acheteurs de voitures innovantes, électriques ou hybrides. «C’est un plan cohérent qui a vocation à s’inscrire dans la durée», a-t-il vanté.

Les réponses aux critiques de l’UMP

Entre les lignes, le président a répondu aux critiques émises depuis deux jours. «Ces véhicules (électriques et hybrides) ne concernent que 1% du marché (…) mais en France, les constructeurs ont pris de l’avance (dans ce secteur). Nous avons voulu élargir pour que le consommateur ait le choix», a détaillé Hollande. Le bonus pour les moteurs thermiques est en effet passé de 100 à 150 euros. Mais c’est sur la compétitivité et le coût du travail que les critiques de la droite ont été les plus systématiques et les plus virulentes. «Peu favorable au protectionnisme», le président a détaillé sa vision d’un secteur compétitif, insistant sur les crédits recherches débloqués par le plan Montebourg: «La compétitivité, c’est l’innovation, c’est la formation du personnel, une meilleure organisation, y compris territoriale.» 

En cette semaine cruciale pour le secteur et où les salariés de PSA, qui doivent faire face à un plan social de grande ampleur, ont défilé à Paris, l’Elysée a donc choisi d’insister sur une réussite, celle d’une «entreprise qui exporte, qui embauche». «Nous sommes aussi auprès des salariés d’Aulnay. Le plan doit permettre qu’il ait davantage de production automobile en stimulant la consommation de véhicules», a résumé Hollande. 

M.Go.
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