UMP: Guillaume Peltier lance son courant pour «une droite moderne, courageuse et décomplexée»

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Publié le 23 juillet 2012.

DROITE FORTE - Le jeune cadre de l'UMP, candidat défait aux législatives de juin à Tours, veut animer un courant se revendiquant sans complexe du sarkozysme...

Après la «France droite», club créé par Nathalie Kosciusko-Morizet, voici la «Droite forte», courant créé par Guillame Peltier et Geoffroy Didier. Les deux secrétaires nationaux de l’UMP l’ont annoncé lundi à l’AFP. Ce courant, explique à 20 Minutes Guillaume Peltier, part du principe que «le sarkozysme est la fondation et la base non négociable de la reconstruction de la droite de demain». Le nom du courant est un «clin d’œil» à la campagne de Nicolas Sarkozy, explique le jeune homme qui veut défendre «la souveraineté» et le «patriotisme». Mais aussi, dit celui qui est passé par le MPF de de Villiers et le FN, «un nouveau pacte social fondé sur le mérite».

Lors du prochain congrès de l’UMP, à l’automne, les quelque 300.000 militants voteront pour le futur président du mouvement mais également pour une motion, qui représentera un courant. Pour l’instant, il y a la «Droite populaire» de Thierry Mariani, les «Humanistes» de Jean Leonnetti, les «Libéraux» autour de Luc Chatel et les «Gaullistes» de Roger Karoutchi. Et désormais, il faut donc compter avec la «Droite forte». Le courant sera officiellement lancé le 15 septembre lors d’une réunion avec tous les soutiens parlementaires et départementaux. A cette occasion, une charte et une déclaration de principe seront dévoilées.

10% au prochain congrès?

L’objectif des deux jeunes pousses de l’UMP – tous les deux trentenaires – est de passer la barre des 10% au congrès. Un enjeu de taille car à partir de ce seuil, le courant est en effet représenté dans toutes les instances du parti et bénéficie de moyens financiers. «On souhaite être un courant central fondé sur la génération Sarkozy. On a apprécié sa capacité à briser les tabous de la société française. On veut prolonger sans complexe ce mouvement», explique-t-il.

Pour lui, la vraie bataille de cet automne ne se joue pas sur les personnes – il regarde de loin la bataille Copé-Fillon et maintenant NKM – mais sur les idées. «La bataille des personnes, légitime, pour le choix d’un candidat à la présidentielle, se posera en 2016», assure-t-il. Lui, veut peser sur le futur corpus idéologique du parti. «On veut une droite moderne, courageuse, décomplexée», martèle celui qui a explosé durant la dernière campagne présidentielle.

A-t-il demandé, comme le JDD l’a révélé ce dimanche, des conseils à un trentenaire de plus en plus influent au PS, Guillaume Bachelay? «On s’est croisés par hasard au Bourbon (un café proche de l’Assemblée nationale très fréquenté par les politiques, ndlr) et on a échangé. Il m’a simplement raconté le congrès de Reims du PS, c’était plutôt un partage d’expérience», nuance-t-il. A-t-il averti Nicolas Sarkozy de son initiative? «Il regarde cela comme n’importe quel Français», répond-il sans plus de détails.

Maud Pierron
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