PSA: François Fillon et Jean-François Copé étrillent Arnaud Montebourg

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Publié le 20 juillet 2012.

L'ancien Premier ministre François Fillon et le le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'en sont pris très vivement vendredi à Arnaud Montebourg pour avoir mis en cause la direction de PSA au sujet du plan de restructuration en cours.

"Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a accusé M. Fillon sur Europe 1.

"Quelle est cette attitude qui consiste à taper sur une entreprise, à la dénoncer, à émettre des soupçons, alors que cette entreprise est aux premières loges dans le combat de la mondialisation ?", a-t-il lancé.

Pour l'ancien Premier ministre, "les adversaires de Peugeot, ce sont les autres entreprises automobiles du monde" et l'attitude du gouvernement dans ce dossier est "irresponsable".

Jean-François Copé s'était montré aussi incisif peu de temps auparavant sur France 2.

"Mettre à ce point en cause l'image d'une entreprise (...) pour le plaisir d'expliquer que ça ne peut être que la faute d'un patron, comme on dit au PS, c'est menacer en fait des milliers d'entreprises, des milliers d'emplois", a accusé le secrétaire général de l'UMP.

Qu'un "ministre de l'Industrie socialiste" considère que "son fonds de commerce, c'est taper sur les employeurs", cela revient à "fragiliser" l'économie française, a-t-il ajouté, demandant: "Vous avez vu l'effondrement du cours de bourse de Peugeot?".

"Je dis attention! M. Montebourg est en train de porter atteinte à notre économie", a poursuivi Jean-François Copé en raillant l'intitulé du portefeuille de M. Montebourg, ministre du Redressement productif: "Pour l'instant, il n'est pas en train de redresser grand chose", a-t-il affirmé.

Arnaud Montebourg a sévèrement mis en cause mercredi la stratégie de PSA Peugeot Citroën, déclarant: "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire".

Le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, Thierry Peugeot, a répondu dans Le Figaro qu'il y avait "des limites" à la critique après les attaques du gouvernement, assurant que la famille était "unie" derrière le patron, Philippe Varin.

© 2012 AFP
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