Le ministre du Travail, Michel Sapin, a indiqué jeudi sur LCI qu'une hausse de la rémunération des heures supplémentaires pourrait être une contrepartie possible à la fin des avantages consentis aux heures supplémentaires.
Le ministre du Travail, Michel Sapin, a indiqué jeudi sur LCI qu'une hausse de la rémunération des heures supplémentaires pourrait être une contrepartie possible à la fin des avantages consentis aux heures supplémentaires. - Patrick Kovarik afp.com

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Le ministre du Travail, Michel Sapin, a reconnu jeudi "une petite crispation de la part du" Medef, mais il y voit le signe que l'organisation patronale est "entrée dans la négociation" avec les syndicats de salariés.

Interrogé sur le "désaccord" avec le gouvernement souligné par la patronne du Medef, Laurence Parisot, le ministre a répondu sur LCI qu'il ne cherchait pas "une lune de miel" avec le patronat.

"Je ne cherche pas non plus à ce qu'on boive à chaque fois une boisson amère avec lui", a-t-il poursuivi. "Ce que je cherche, c'est que dans ce pays, enfin, les partenaires sociaux puissent dialoguer de manière équilibrée les uns par rapport aux autres", a expliqué M. Sapin.

"Il est tout à fait légitime que le patronat défende un certain nombre de thèses, il me paraît quand même légitime que les syndicats de salariés défendent leurs thèses, donc il faut négocier", a estimé le ministre du Travail.

Selon M. Sapin, à la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet, "tout le monde est arrivé au constat qu'il fallait une négociation".

"J'ai senti ensuite une petite crispation de la part du patronat. J'interprète cela comme une entrée dans la négociation. Le patronat est entré dans la négociation donc il a un peu durci ses positions. Cela prouve que tout le monde veut négocier", a-t-il conclu.

Laurence Parisot a affirmé mercredi aux Echos que son "sérieux désaccord" avec le gouvernement à l'issue de la conférence sociale, n'était "pas levé", citant notamment la future négociation sur l'emploi et le marché du travail.